Pages

dimanche 11 janvier 2015

Tongariro: trek dans le Mordor

Golden light - 6:48 am.
Montagnes à contre-jour dans le paysage. Devant, le sommet pointu du volcan. Tongariro. 

Vêtements techniques sur le dos, nous allons vers l'épuisement certain, mais la satisfaction totale, aussi.

Golden Light
Je me demande - cette attraction des hauteurs, quand même. 
19,4 km. Suivre le pointillé jaune sur une carte en papier glacé. (Definitely not as flat, dit le chauffeur d'autobus, nous déposant à l'entrée de la piste. Mh!)

Beaucoup de monde sur la première portion. Certains pas vraiment conscients de ce dans quoi ils s'embarquent. Peu d'eau, pas de manteau. Mais une caméra, oui. Une perche à selfies aussi. 
Nous les distancions rapidement, dans le Devil's Staircase.

Je me retourne souvent pour regarder derrière. Le paysage s'élargit. La vallée s'étend à nos pieds. Peu de bruits: pas d'oiseaux, quelques phrases dans une multitude de langues. 

Le sommet réel du Tongariro
Respire. Le plus difficile est fait. Nous décidons de nous ajouter des kilomètres dans les jambes. Le sommet réel du Tongariro. Deux heures de plus. Une vision qui nous scie en deux et vole notre souffle. De touristes individus divisés sur le sentier, de la course orgueilleuse à qui aura la plus longue foulée, nous sommes finalement liés par la montagne, par les yeux qui voient d'en haut les coulées de lave figées dans la vallée, les plaques de neige, les vallons des champs verts jaunes verts tout en bas. Les nuages qui roulent en-dessous de nous. Les lacs bleus.



Les silhouettes frêles plus avant sur le chemin, se détachant contre le ciel. 


À partir de ce point, quand ils croiseront un autre marcheur sur le sentier, ils diront hi.


L'autre sommet coté "extrême" que nous avons choisi de ne pas faire

Nous ne comptons plus les kilomètres. La fin est longue, longue, longue. Plus de six kilomètres de descente juste assez douce et constante pour devenir insupportable. Genoux, hanches - ça réclame que ça existe. 

Un volcan actif fume dans le paysage. Nous devons avancer vite, ne pas nous attarder. Nous allons vers l'avant et c'est déjà beaucoup. 

Les plaines quasi lunaires deviennent champs de végétation alpine, et doucement, bush. 

14:30 - parking. Marcheurs endormis dans la pelouse. Chauffeurs d'autobus qui brandissent des listes, clament des noms de ville.
Chacun retourne en soi, pour soi. L'autobus nous dépose à Turangi. 


1 commentaire: