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dimanche 30 novembre 2014

Matière à bruits aigus


On est débutants en matière de montage de GoPro (et de manutention de ladite chose, aussi), mais on publie quand même ce truc dédié à Antoine (mon troglodyte-frère préféré).

Non Antoine, 'peux pas t'en exporter un. De toutes façons, tu produis pas assez de restants de légumes pour le nourrir!

vendredi 28 novembre 2014

Si une image vaut mille mots... (partie 1)












(Excusez la super pas-belle posture de fille qui tient pas sa balle (clin d'oeil pour les danseuses qui nous lisent))

À venir: le jardin, la vue sur la mer, le bush et les zautres zanimaux.

mardi 25 novembre 2014

"Google, rechercher : conjugaison du verbe traire"

Hier, j'ai trait une chèvre. Hier, Guillaume a trait une vache, et ça a l'air pas mal plus difficile une vache. Il n'aura pas à le faire encore longtemps, c'est juste que les petits veaux sont malades et qu'il faut bien que quelqu'un soulage un peu la vache. Les chèvres, c'est pour le fromage.

Hier, j'ai vu des perroquets multicolores. Dans la nature, libres comme ça. J'ai demandé un livre sur les oiseaux, pour me rendre compte que les paons qui faisaient la roue sur le bord de l'autoroute vus entre Auckland et Whangarei n'étaient pas des animaux de ferme.

Vous n'aurez pas de photos aujourd'hui. Je suis trop occupée à bêcher un champ de patates. Ou à arracher des centaines de plants de capucines, qui ici sont de la mauvaise herbe, en général. Est-ce qu'on vous avait dit que les oiseaux du paradis poussent dans les plates-bandes comme de simples marguerites?

Nous avons mangé des mandarines et une sorte de citron dont on peut aussi manger la pelure.

Guillaume a sorti un palmier d'un marécage avec un tracteur. J'ai suggéré qu'on coupe les branches parce que c'était vraiment très lourd, et U. m'a corrigée "not branches, leaves". Ah bin, oui, effectivement.

Dans le bush, des arbres qui auraient chez nous 150 ans ont ici 20 ans. Ça vous laisse imaginer combien la forêt est luxuriante et combien il faudra de temps pour désherber complètement le jardin. (En passant, j'imagine que les araignées ont des accents latinos, et je mets mes gants de jardinage, comme ça, je suis quand même un peu fonctionnelle. On m'avait menti quand on m'a dit qu'il n'y avait pas d'araignées ici.)

U. et W. sont un peu à l'image des scientifiques fous-doux qu'on imagine dans les histoires pour enfants. De serre en serre, nous avons découvert une nursery de cactus, une autre serre cachant des dizaines d'aquarium pleins de poissons pour vendre dans les animaleries, au détour d'un passage dans le bush un champ de patates, un peu plus loin un champ de citrouilles, et ainsi de suite.

Et je ne vous ai encore rien dit de la forêt de bambous qu'ils ont plantée ici en arrivant. Bambous qui ont plus de 20 ans, et qui grincent quand le vent se lève un peu.

Je ne saurai pas, pour l'instant, par quelle image commencer. Peut-être cette vue du haut de notre montagne, sur les champs voisins qui déboulent en collines douces, jusqu'à la mer?
Vous en aurez des nouvelles dans quelques jours, la prochaine fois qu'on viendra en ville avec U. et W...



dimanche 23 novembre 2014

Waiheke ou comment se sauver des hordes de touristes en quelques étapes faciles.

On pourrait se le dire d'emblée: Guillaume et moi, ce n'est pas Auckland qu'on préfère. Guillaume a un point de comparaison avec son premier voyage en Nouvelle-Zélande, oui, peut-être... mais c'est surtout qu'on attend avec impatience lundi matin, où on prendra enfin le NakedBus (habillés, c'est l'autobus qui est tout nu de publicité) vers Whangarei, pour rencontrer notre première famille de Woofing. On s'en reparle rendus là; pour l'instant, je peux juste vous confirmer qu'on a vraiment super hâte de se trouver dans le bois creux avec des zoiseaux qui chantent, des fleurs qui éclosent et des cochonnets poilus.

Tout, sauf la grand' ville et les touristes.
Les touristes, on aime pas ça. "Oui mais, nous direz-vous avec sagesse, n'est-vous pas vous-même présentement dans cette position tout à fait passagère vous-mêmes?"
Bin oui. Mais non.
Nous ne prenons pas de selfies de nous avec des perches à selfies.
Nous ne prenons pas de photos de pigeons comme si c'était l'animal du siècle.
Nous prenons le temps de nous arrêter un peu et de regarder la vie autrement qu'à travers le viseur de nos caméras.
Nous ne prenons pas le ferry saouls en criant aigu et en renversant nos verres de champagne à la grandeur.
Nous essayons de regarder du bon côté de la rue avant de traverser (pas facile, la conduite en sens inverse, je vous rappelle! Surtout que pour l'instant je n'ai que ma machine-corps à contrôler.)
Nous ne prenons PAS des autobus pour touristes/tours guidés.

Remarquez, ça va peut-être se produire un jour ou l'autre. Mais pour Waiheke, regardez donc comment nos jambes étaient le fun à utiliser!

Nous avons pris le ferry (avec nos jambes).
Le combo Guillaume + Attitude + Vent

Nous avons marché dans les sentiers cachés comme s'il n'y avait plus personne d'autre que nous au monde (avec nos jambes).

Allez, viens!

Nous avons mangé dans la plus cute des baies (où Guillaume ne m'a PAS demandée en mariage).

Bin coudonc! J'ai l'air joyeux pareil!

J'ai vu mes premiers moutons Néo-Zélandais.
Je vous les pointe; ouvrez vos yeux, pour l'amour!!

Nous avons visité des vignobles et goûté à plusieurs vins. Et vu des paysages à se jeter par terre.


Et sur le chemin du retour, même si on avait les jambes molles, l'autobus climatisé dans lequel on nous aurait parqué ne nous a pas du tout manqué.
La ville non plus, ne nous avait pas manquée.

À demain!


samedi 22 novembre 2014

Auckland

Auckland, c'est une ville entourée par la mer, avec des gratte-ciels qui regardent les voiliers. Notre Airbnb se trouve dans un petit quartier bien douillet de l'autre côté d'Auckland, Milford, pour les curieux. Guillaume a encore prouvé son efficacité géographique, parce que le coin est vraiment parfait: pas en ville même, mais c'est facile et rapide de se rendre où on veut.

À Auckland, la première chose qu'on a apprise, c'est que le soleil est fort en titi. J'ai entendu dire que c'est parce que le trou dans la couche d'ozone se trouve(ait?) au-dessus de nos têtes. En tout cas, on ne se fera pas reprendre deux fois: maintenant on s'enduit de crème solaire dès qu'on a fini de déjeuner.

Après on est libre de faire ce qu'on aime, c'est-à-dire marcher jusqu'à ne plus sentir nos jambes. Dès le premier jour, nous avons exploré le quartier. Chanceux, les Aucklanders, parce qu'ils ont de l'océan et des plages tout le tour de leur ville. Des arbres immeeeeeeenses partout. Et comme ici, c'est le printemps, tout est en fleurs et sent bon. D'un commun accord, nous trouvons qu'Auckland est une belle ville, mais presque trop tranquille. C'est la métropole, mais elle est, curieusement, très silencieuse; même dans le port.

Dans le port d'Auckland. Sur la droite, la Sky Tower.

L'université a un très grand campus, au milieu de la ville. Les étudiants sortaient des résidences avec leurs valises; la session se termine peut-être déjà, ici? Nous avons ensuite regardé des filles nourrir des pigeons dans un des grands parcs près de l'école. Et quand je dis nourrir les pigeons, c'est littéralement: avoir des pigeons sur la tête, les bras, et les caresser comme si c'étaient des perruches. Vous auriez du voir l'air de Guillaume, qui, à Montréal, m'a souvent fait rire avec son expression "rats volants". Je ne pense pas que de nourrir les pigeons à Auckland soit dans ses plans.

Albert Park et ses gros arbres à côté de l'université
Albert Park et la Sky Tower

Finalement, d'Auckland, c'est la plage qu'on préfère.







mercredi 19 novembre 2014

SYD - ACK

Finalement!!
Finalement.

C'est long, l'avion. C'est encore plus long l'aéroport, avec les centaines de boutiques hors taxe pleines de choses brillantes (dans lesquelles je ne mets pas le pied, non non. Regardez-moi bien me reprendre sur le chemin du retour..!), les néons, la bouffe trop chère... Surtout quand on ne sait pas très bien où se rendre pour ramasser notre billet de transfert.

Nous avions à Sydney un peu trop de temps, mais pas assez pour sortir de l'aéroport. On pensait pouvoir en profiter pour recharger nos batteries (dans tous les sens du terme), mais bon: pas de prises de courant nulle part (ni dans l'avion ni dans l'aéroport, nulle part!!), et des sièges avec des accoudoirs d'un bout à l'autre. Pas d'Internette non plus. On a aussi eu le temps de s'analyser l'un l'autre pour se rendre compte que soit la fatigue nous faisait complètement divaguer, soit on souffrait tous les deux du mal de l'air... on a eu droit à pas mal de turbulences, j'ai presque eu peur.

Demandez-nous donc ce qu'on a fait à Sydney? On a cherché notre billet!! Pour finalement le recevoir quinze minutes avant l'embarquement, après avoir couru d'un bout à l'autre en se faisant donner des indications contradictoires par environ 15 employés différents (et être tombés sur plusieurs comptoirs de lignes aériennes sans employés, avec des indications nous disant de nous rendre directement à la gate, où (dois-je le préciser?!), il n'y avait personne non plus).

Déjà, notre patience était un peu à plat (les batteries!), parce que United, on va s'entendre pour dire que ce n'est pas la compagnie aérienne du siècle. Est-ce que j'ai besoin de vous parler du fait que Guillaume ne savait pas distinguer les patates de ses oeufs brouillés dans son plateau repas?
Par chance, le troisième siège de notre rangée était vide, alors nous avons pu nous pencher à tour de rôle pour rattraper quelques heures de sommeil.

Si je me permets de chialer sur United (et d'abuser des parenthèses), c'est pour mieux vous faire l'éloge de Air New Zealand.

Sur le petit vol de trois heures entre Sydney et Auckland, nous avons eu un repas chaud et du vin. J'ai joué au Nintendo. Les sièges étaient plus confortables que dans le 777 que nous avions pris avant. Sans oublier le vidéo de sécurité, une parodie du seigneur des anneaux qui était juste à se rouler par terre. Ça et les uniformes pimpants des hôtesses, c'était le paradis. Lovely, lovely.




LAX - SYD

Venice Beach 
Nous avons trouvé la première carte postale que nous allons envoyer à une personne mystère! Sur le quai de Santa Monica, après avoir vu des gros bras se faire aller à Muscle Beach, les pêcheurs sur le quai avec des clochettes au bout de leurs cannes...

Bon, c'est confus, pardonnez-moi. On a juste bu un ti-peu de bière en attendant l'heure de prendre notre taxi pour l'aéroport de Los Angeles, où mon espagnol n'a qu'une envie : vivre librement sa vie.

Alors, la première carte postale. On s'est dit qu'on allait jouer à un jeu (c'est long, attendre à l'aéroport). On va vous donner des indices. Vous allez trouver la personne. Et si vous trouvez la réponse, vous serez le prochain à recevoir une carte postale!
Premier indice:
Ça se passe en milieu humide. (Haha!)

On va vous donner d'autres indices si vous êtes trop poches. Vous pouvez nous écrire votre réponse dans les commentaires. Ou des insultes ou des mots d'amour aussi, si vous avez envie!

Sinon bin, ce qu'on a fait à Los Angeles? (À part necker sur la plage?)
On est allés au Getty Museum, où on a trouvé notre déco de future maison dans les meubles de Louis XIV.

Getty Museum

On n'a pas vu rien de bien jetset (pas d'étoile et le panneau Hollywood de très, très loin) parce qu'on est bêtes de même. Nous avons préféré flâner autour de Venice Beach, qui nous a fait croire un instant que nous aussi on pouvait être cool comme les skateboarders et les surfers, les cheveux délavés par le soleil, dans notre wet suit, planche sous le bras.

On a juste zieuté. Mais je veux définitivement me payer un trip de surf en Nouvelle-Zélande. Guillaume va filmer, je pense. L'eau dans les oreilles, c'est pas tellement son truc.





Et là, on attend. On attend un vol vers Sydney qui prendra 15 heures de nos réserves de patience et de fatigue, mais il faut ce qu'il faut! On ne va pas au bout du monde sans laisser quelques heures derrière soi...

(EDIT : On a aussi découvert que l'Internet des aéroports n'est pas partout aussi efficace qu'on pourrait le croire... vous avez donc droit à ce billet maintenant que nous sommes bien installés dans notre Airbnb à Auckland. À suivre!)


vendredi 14 novembre 2014

Cendrillon n'est pas couchée

La technologie me tient tête, pour le moment. Je regarde iTunes faire le décompte des chansons qui se téléchargent dans une machine qui tient dans ma main, mais qui me permettra de rentrer à la maison presque aussi bien qu'un avion.

Des photos, de la musique.

J'ai beaucoup écrit sur le stress, c'était pour faire ma comique un peu. Maintenant, à quelques heures du départ, je mesure autrement mes émotions, pendant que Guillaume dort du sommeil du juste (je lui ai fait laver le frigo, ça épuise son homme!).

La vraie vérité, c'est que je ne suis jamais partie de la maison avec un sac à dos pour aussi longtemps. Devenir backpackeuse, ça, c'est de la grande aventure. C'est moi la fille qui a besoin de trente mille livres et crayons et cahiers et machines à coudre et pelotes de laine et chat. (Qui a besoin de partir le frigo propre.)

Ça oblige à regarder devant, un sac seulement. À mesurer l'essentiel. À repenser ma définition de "chez moi". C'est aussi ça que je cherche, dans ce projet de voyage; une autre façon d'avancer dans la vie, sans nécessairement accumuler des objets matériels qui, je le sais bien, ne sont pas la condition de mon bonheur. J'ai l'impression que Guillaume, lui, a déjà compris ça il y a longtemps. Moi... ça viendra peut-être?

Ces dernières semaines, plus que jamais, on m'a parlé de réseautage communautaire. J'ai des ami-e-s la tête pleine de belles initiatives pour faire de l'échange de services, du jardinage, des maisons recyclées et des projets home-made comme dans l'temps de nos grands-mères. 

En voyage, je cherche à faire le plein de solutions humaines, de possibilités. C'est un peu gros dit comme ça, mais il me semble qu'en dérangeant sa routine et en allant voir ailleurs, on réalise à quel point le monde est beau. On revient avec un coffre à outils surprise. Et de là naissent les projets fous. En particulier au lieu même où on avait énoncé nos peurs et nos résistances. Alors... à l'aventure! 

Pour les instants de panique, il y aura la musique. 



Demain, quand vous mangerez votre sandwich au jambon et boirez votre V8, nous serons à Los Angeles!

(Bonne nuit à tous, fait sûrement dire Guillaume dans son sommeil!)

jeudi 13 novembre 2014

Une autre histoire d'yeux

Des semaines que je disais à Guillaume : moi je fais mon bagage jeudi, comme ça s'il me manque quelque chose, j'ai vendredi pour aller l'acheter!

Une chance que je me suis écoutée.
Tout est sorti, je fais le tour de la salle de bain. Je prends mes boites de verres de contact. Drôlement légères. Il me reste seulement deux verres, du même œil en plus. Fudge. Moment panique. Gros moment panique qui me suis encore à l'heure où je vous écris.

Même après avoir plié-roulé mes vêtements aussi bien qu'un soldat qui part au front pour 6 ans.
Même après avoir fait 15 backups de mes documents de maîtrise (je devrai finir mon mémoire à l'étranger).

Visas, billets, réservations... nous faisons et refaisons le tour. Il n'y a rien de plus à ajouter.

S'il-vous-plaît, je veux juste être samedi matin et poser mes fesses dans l'avion!!
Là là, on saura que c'est vrai.

(Pour les verres de contacts, l'optométriste en avait en stock, assez pour me dépanner pour la majeure partie de mon voyage. Demain, je vais les chercher. Ce sera un autre dossier de réglé!)



vendredi 7 novembre 2014

Pas le même stress!

Guillaume, avec son calme légendaire, a été fidèle à lui-même au cours des dernières semaines. Pendant que j'accumule compulsivement les listes de "trucs à ne pas oublier", de "trucs à régler" et de "trucs pour ne pas stresser", lui me regarde courir d'un bout à l'autre avec le sourire en coin. (Pensez pas qu'il s'implique pas, là, il surveille le trajet et nous réserve des toits sur la tête avec beaucoup d'efficacité.)

Cette semaine, je l'ai obligé à aller voir l'optométriste non pas une fois, mais deux. Bon, c'est une longue (et tout autre) histoire, mais tout ça pour dire que l'optométriste devait le rappeler pour une info.
Moi: Lui as-tu dit qu'on partait bientôt?
Lui : Non, pas pensé à ça pentoute.
Moi : T'sais, on part le 15.
Lui : AhhhH! C'est bientôt, hen?!

Et la fée de l'excitation d'avant-départ a par le fait même contaminé mon chum modèle spécial no-stress.

*

J'ai déjà hâte de vous écrire de là-bas, en passant. Mon stress m'est passé autrement : j'ai rêvé que je mettais ce blogue à jour avek lé pire fotes d'ortograffs dû meaunde. Angoisse de prof, quand tu nous tiens!