Pages

mercredi 28 janvier 2015

Les pieds dans le vide

il n’a pas plu depuis le 1er janvier. Il fait chaud, chaud, chaud, le soleil est pas tenable de 10:00 à 18:00, minimum.

On ne va pas en rajouter, quand même, venez-vous d’essuyer une belle bordée de neige au Québec?! :)

La marina de Nelson
Nos prochains plans de wwoofing sont tombés à l’eau: après avoir reçu un courriel d’invitation de la part d’un couple à Nelson, ils ne nous ont jamais confirmé la date qui leur convenait ou leur adresse. Comme nous avons passé plus de temps que prévu à Dannevirke (3 semaines), nous avons décidé de prendre quelques semaines de vrais touristes. Nous sommes donc à Nelson depuis quelques jours. C’est une petite ville en bord de mer, avec des parcs et un centre-ville avec beaucoup de boutiques colorées. L’auberge jeunesse est un peu loin du centre-ville, mais il y a une cour intérieure avec des hamacs et, oh miracle, de l’ombre, ce qui semble être une denrée rare dans cette ville! 

La marinade de Nelson (tu-dum tsh!)


On a essuyé notre petite frustration en se payant un vrai gros trip: on a sauté en parachute! 

Je ne pouvais malheureusement pas amener la GoPro dans les airs parce que c’était interdit, et je n’ai pas d’image du saut en tant que tel parce que je n’avais pas 200$ à mettre sur un photographe qui aurait sauté en même temps que moi, mais vous pouvez regarder le vidéo promo de la compagnie ici! Ça vous donne une super idée de la vue magnifique qu’on a pu contempler sur Abel Tasman et le nord de l’île Sud, où nous sommes en ce moment. On pouvait même voir jusqu’au mont Taranaki, sur l’île Nord! C’est drôle parce que ce volcan-là se trouve à New Plymouth, où nous sommes aussi allés, mais c’était trop nuageux pour qu’on puisse voir le mont quand on y était. On s’est repris pour la vue du volcan, haha!

Le vol a duré 15 minutes, puis j’étais la deuxième à sauter. Dans l’avion, j’étais assise face à Guillaume, qui avait l’air bien trop relax, comme d’habitude finalement! Mon tour est venu bien vite et mon partenaire de tandem a sauté dans le vide (moi itou!). Au début, le ciel et la terre se mélangent… mais bien vite tu peux ouvrir tes bras et tournoyer dans les airs. Ce n’est pas tant une sensation de chute que de flottement, mais cinquante secondes filent comme deux! Après qu'il ait déployé le parachute, c’est devenu vraiment tranquille, surréaliste. Flotter dans les airs avec une telle vision du sol… les champs, les montagnes, la mer et les vignobles! Voir les autres équipes ouvrir leur parachute dans les airs autour de toi… et le sol qui se rapproche doucement! La sensation physique était puissante du début à la fin, mais j’étais surprise par mon sentiment de sécurité (le harnais est bien serré, et le fait d’avoir quelqu’un derrière soi qui contrôle tout aident) et mon confort, même à l’atterrissage qui n’était pas plus difficile que de sauter une marche d’escalier (j’ai même atterri debout!). Chaque seconde valait la peine!!

Nous avons eu un boost d’adrénaline d’environ une demi-heure et puis… nous avons fait une grosse sieste dans l’après-midi, heureux, mais complètement brûlés haha!


lundi 26 janvier 2015

Goodbye, Farewell

Après trois semaines avec Kim et Karen, même si nous avons trouvé une maison loin de la maison, il était encore temps pour nous de partir.

Comment dire, quand le moment de bouger est arrivé? Il serait parfois juste facile de se laisser porter par le rythme de vie d'une famille qui nous ouvre toutes grandes les portes de sa maison, dès les premières minutes où nous déposons nos lourds sacs à dos dans leur voiture.
Le balcon arrière et Thomas
Notre deuxième wwoofing a été très différent du premier. Je ne veux rien enlever à l'expérience de Whangarei, mais je pense que nous avons rencontré, en Kim et Karen, des amis. Je n'ai pas parlé de Lesley je pense, qui était une autre wwoofeuse déjà là à notre arrivée, mais avec qui nous avons partagé de très bonnes conversations et qui nous a fait conduire sa voiture jusqu'à la colonie de phoques. Elle a même réussi à convaincre Guillaume qu'il serait capable de faire du rafting! (À suivre.)

Trouvez le phoque!

Nous avons ces derniers temps souvent des sujets récurrents, entre autres sur ce que ça veut dire être un francophone, au Canada. Avez-vous aussi le réflexe de vous présenter en disant que vous venez du Québec, même à l'étranger? La plupart des gens savent d'ailleurs situer le Québec dans le monde, ce qui est quand même bon pour une province qui se situe bien loin de leur pays. Nous avons souvent la réponse "Ha, donc vous êtes French Canadians..." Réponse acceptable, mais pas satisfaisante pour deux cennes.

Lesley n'arrêtait pas d'être étonnée par certaines de nos manières, allant des expressions (verbales et même faciales) à la façon de se tenir à table, qui pour elle étaient étonnamment différentes de celles des Français qu'elle avait rencontrés. Elle n'avait pas réalisé que nous pouvions être plus que des Français d'Amérique. Pour nous, c'est pourtant une évidence. Trouver les bons mots nous aura pris trois semaines de petites leçons d'histoire (Guillaume est vraiment époustouflant quand il met sur la table ses connaissances d'histoire et de géo du secondaire!).

C'est quand elle a réalisé que nous avions été colonisés par les Anglais qu'elle a eu un espèce de choc de compréhension culturelle. Et j'y pense depuis, chaque fois qu'on nous demande d'où on vient. Je ne m'ennuie pas trop du Québec, mais je sais qu'une des premières choses que je ferai en rentrant, c'est d'aller m'acheter des romans québécois et de la musique québécoise! Et Guillaume ira manger de la poutine avec une bière québécoise, parce que lui, la question de l'identité nationale, il fait dire que c'est de même qu'il la résout!

Sur le ferry en arrivant à l'île Sud, Guillaume pense à la poutine 

samedi 17 janvier 2015

Le souffle coupé

Quand Kim fume un cigare devant la cheminée, verre de porto à la main, Karen dit que si la tendance se maintien, la nuit commence en expédition dans le bush.

Je vous ai dit, qu'en voyage, on ne disait pas souvent non?

Quelques minutes plus tard, on se retrouve sur le balcon, en train d'enfiler des couvres-tout, lampe frontale bien accrochée au front pour Guillaume, moi c'est la GoPro que j'ai sur la tête. Les chiens savent ce qui se trame, et nous collent aux talons jusqu'à la lisière du bush.

Étape un: la clôture électrique. Nous suivons Kim qui se couche sur le sol pour passer dessous. Je ne peux pas m'empêcher de rire. P'tit rire nerveux, oui. Guillaume marche en deuxième. Je sais déjà que pour suivre leurs grandes foulées, il me faudra trotter derrière... mais au moins les toiles d'araignées ne viendront pas s'écraser dans ma face!!

Étape deux: la marche sur le bord du ravin sur des herbes humides. Bon, ravin le mot est peut-être fort. Mais quand même; une vache ou un mouton qui tombe à cet endroit trouve sa place dans le congélateur peu de temps après...

Je décide de laisser faire le stress. Porto aidant, sans doute. (Je suis plus agile qu'une vache, merci.)

Arrivés au fond du ravin, Kim nous arrête. Nous avions mis nos lampes frontale pour mieux les fermer. Un bras devant le visage, les pieds dans le ruisseau, nous remontons le courant, les parois se refermant presque au-dessus de nos têtes. Point de rencontre où deux clans Maoris venaient s'affronter, entre la mer et les terres.

Étape trois: fabriquer de la matière à rêves pour longtemps, longtemps.

Quand tu as la lumière fermée, tes yeux sont grands ouverts. Et les petites lumières vertes des glow worms font dans la paroi comme un ciel plein d'étoiles. Et tu penses que c'est devant toi, mais il y en a aussi derrière, et presque au-dessus, et même si tes pieds sont dans l'eau et que des feuilles humides te fouettent le visage, il n'y a nulle part ailleurs où tu voudrais être en ce moment.

Et c'est là où tu es. Tu t'assoies, le dos contre la paroi, et tu laisses ton souffle se perdre en-dehors de ton corps - parce qu'il n'y a rien de mieux à faire.




vendredi 16 janvier 2015

La chronique à Dumais

Bon vu qu'il y a de la demande pour que j'écrive un article sur le blog, j'ai décidé de m'y lancer, même si c'est pas ma tasse de thé. Et j'ai surement pas la touche pour écrire comme ma chère Virginie, mais je m'y risque quand même!!!

Comme Virge écrit ce qui est beau et plaisant, je pensais écrire un peu sur les côtés moins le fun de la NZ.

Pour commencer on a vu un geyser (Wai-O-Tapu). On pense que c'est une expérience unique pour se rendre compte qu'ils sacrent du savon en poudre dans le trou pour l'activer à la même heure chaque jour, parce que un geyser tu peux pas prévoir quand il va cracher son eau.
Wai-O-Tapu (le geyser Lady Knox)- l'événement presque pas touristique de 10:15 am

Il y a aussi les Waitomo Caves, 50$ par personne pour voir des glow worms dans une cave creusée par l'eau. Tout ça en seulement 20 minutes, parce que c'est le 26 décembre et que ça ressemble à un boxing day!!!

Dans les backpackers ou les endroits touristiques, il y a plein d'Allemands partout, paraît qu'ils sont riches, je dirais que le 3/4 des touristes croisés sont Allemands et souvent c'est leur 1ère expérience à l'extérieur du jupon de leur mère!!

Les routes, c'est pas fameux, sinueux sur un sale temps, tu conduis du mauvais côté, la limite est toujours à 100 km/h, ça fait que le monde te colle au cul... parce qu'il faut se le dire les Kiwis sont des mauvais conducteurs (les pires que j'ai vus). En plus, leurs voiture usagées sont importées du Japon et te parlent en japonais quand tu démarres...

Et il y a le poisson. Nous pensions que cela ne serait pas cher. En plus de vider leur océan, ils exportent la majorité de ce qu'ils pêchent. $$$

Si non à part ça, je trippe à fond. Je profite au maximun de chaque instant ici. Je suis toujours ébloui par le paysage qui change tellement vite. Les plages qui passent du blanc au noir d'un endroit à l'autre. De la mer partout aux alentours, des montagnes, des forêts et des pâturages!!! Quand on fait du wwoofing j'essaie d'en apprendre le plus possible et de garder les idées qui pourraient m'être utiles quand on va revenir, parce que c'est sûr qu'on revient. J'ai beau aimer l'endroit, reste que j'adore mon Québec, ma famille et mes amis qui y sont. Pour la 1ère fois de ma vie j'ai hâte de trouver mon petit coin et m'y installer, bâtir une maison, avoir une famille!!!


dimanche 11 janvier 2015

Tongariro: trek dans le Mordor

Golden light - 6:48 am.
Montagnes à contre-jour dans le paysage. Devant, le sommet pointu du volcan. Tongariro. 

Vêtements techniques sur le dos, nous allons vers l'épuisement certain, mais la satisfaction totale, aussi.

Golden Light
Je me demande - cette attraction des hauteurs, quand même. 
19,4 km. Suivre le pointillé jaune sur une carte en papier glacé. (Definitely not as flat, dit le chauffeur d'autobus, nous déposant à l'entrée de la piste. Mh!)

Beaucoup de monde sur la première portion. Certains pas vraiment conscients de ce dans quoi ils s'embarquent. Peu d'eau, pas de manteau. Mais une caméra, oui. Une perche à selfies aussi. 
Nous les distancions rapidement, dans le Devil's Staircase.

Je me retourne souvent pour regarder derrière. Le paysage s'élargit. La vallée s'étend à nos pieds. Peu de bruits: pas d'oiseaux, quelques phrases dans une multitude de langues. 

Le sommet réel du Tongariro
Respire. Le plus difficile est fait. Nous décidons de nous ajouter des kilomètres dans les jambes. Le sommet réel du Tongariro. Deux heures de plus. Une vision qui nous scie en deux et vole notre souffle. De touristes individus divisés sur le sentier, de la course orgueilleuse à qui aura la plus longue foulée, nous sommes finalement liés par la montagne, par les yeux qui voient d'en haut les coulées de lave figées dans la vallée, les plaques de neige, les vallons des champs verts jaunes verts tout en bas. Les nuages qui roulent en-dessous de nous. Les lacs bleus.



Les silhouettes frêles plus avant sur le chemin, se détachant contre le ciel. 


À partir de ce point, quand ils croiseront un autre marcheur sur le sentier, ils diront hi.


L'autre sommet coté "extrême" que nous avons choisi de ne pas faire

Nous ne comptons plus les kilomètres. La fin est longue, longue, longue. Plus de six kilomètres de descente juste assez douce et constante pour devenir insupportable. Genoux, hanches - ça réclame que ça existe. 

Un volcan actif fume dans le paysage. Nous devons avancer vite, ne pas nous attarder. Nous allons vers l'avant et c'est déjà beaucoup. 

Les plaines quasi lunaires deviennent champs de végétation alpine, et doucement, bush. 

14:30 - parking. Marcheurs endormis dans la pelouse. Chauffeurs d'autobus qui brandissent des listes, clament des noms de ville.
Chacun retourne en soi, pour soi. L'autobus nous dépose à Turangi. 


lundi 5 janvier 2015

Pas pour les végés, prise 2

Nous attendions le deuxième wwoofing avec hâte. Difficile de dire précisément pourquoi, mais on avait un bon feeling. Dannevirke est pourtant une vraie petite ville perdue dans la campagne de l'île Nord, un peu au milieu de nulle part, vraiment pas touristique. En entrant en ville, j'ai donné un coup de coude à Guillaume: "Check ça, on dirait que les magasins ont des devantures des années '80." Voyage dans le temps, les amis.

Kim nous attendait à l'arrêt d'autobus. Un t-shirt "I am exactly like you, just better looking and smarter." Il a dit que c'était comme ça qu'on l'avait reconnu sans problème. Ha!

La maison de Kim et Karen est un cottage vert et blanc posé au milieu des collines vertes. Des vaches, des poulets, un jardin. Un bébé de deux ans (ils gardent leur petit-fils en ce moment) qui creuse des trous entre les choux. Diggerssss est le mot de la semaine, je vous le dis! Et au lieu de dire "yes", il dit "yap", c'est vraiment mignon.

Bon, trêve de babillage, regardez donc ce que j'ai fait hier, pendant que Guillaume se rendait dans l'eau jusqu'aux genoux: je suis allée pêcher des paruas shells en snorkeling. C'était un de mes objectifs de voyage d'aller faire de la plongée, et je ne savais pas que ce serait aujourd'hui! Et je ne pensais pas que ce serait couteau à la main, non plus! (Que demander de mieux que cette expérience authentique du début à la fin? Non mais...)

Depuis le début du voyage, on voit ces coquillages vides un peu partout: dans les sculptures maoris (ils se servent du côté brillant pour faire des yeux, ou des détails dans les sculptures en os), sur les maisons, dans les jardins...


Grande nouvelle : ce qu'il y a dedans, et qui ressemble à une limace ou un escargot gros comme ma main (surprise!), vit dans l'océan sur les roches et se mange.
Deuxième grande nouvelle de la journée: j'allais pêcher le souper.

J'ai enfilé wet suit, tuba et masque et voilà, prête pour l'aventure, avec Kim et son beau-fils. Ils font de la plongée assez souvent, j'étais efficace comme une grosse bouée à côté d'eux: pas capable de caler dans l'eau, à cause du wet suit, je suis juste bonne à flotter... y'a des problèmes pires que ça dans la vie! Kim m'a attaché sa ceinture de cinquante livres autour de la taille et le fun a commencé.

Plonge, remonte, vide le tuba, plonge, ouvre tes yeux, trouve un parua de la même couleur que la roche, et clip, avec le couteau, un petit levier pour le décoller. Et la chose essaie de prendre ton bras pour une roche. Et le beau-fils brandit un HOMARD à côté de ta tête! (Ils les appellent cray fish, ici! Il était temps qu'on comprenne...)

Quelle aventure! Nous sommes revenus sur la plage avec notre quota de paruas (30 en tout), et le homard. Les bébés avaient du sable jusque dans le nez. Tout le monde était content. Ils ont ouvert des oursins, qu'on a mangé crus, juste comme ça les pieds dans les rock pools. C'est orange fluo et crémeux. C'est définitivement spécial.

À la maison, Guillaume a appris à détacher les paruas des coquillages pendant que je jouais à diggerssss. 

Il fallait encore enlever la partie de la bouche des paruas, plus coriace, et les marteler sur une planche pour les attendrir. Maintenant on peut vivre sur une plage de Nouvelle-Zélande et ne pas mourir de faim.

Demandez-moi si je m'ennuie de l'école?
Ça goûte quoi? Vous mourrez d'envie de le savoir, j'en suis sûre.
Hé bien... Le steak. Sans blague.

Ça faisait changement de notre déjeuner : oeufs, bacon, foies, coeurs et testicules de poulet/dinde.

À vous de deviner où on s'est arrêtés! (Je tiens à préciser qu'avant son voyage en Europe, Guillaume n'aimait pas le poulet...)









jeudi 1 janvier 2015

Le hasard fait bien les choses

Bonne année! La nôtre commence sous le soleil, à l'autre bout du monde, on trouve que c'est pas si mal! On espère que 2015 vous apportera à tous la chance de voir vos projets se réaliser... comme c'est le cas pour nous cette année!

Nous sommes à Wellington pour quelques jours. Hier, nous avons choisi un bar un peu au hasard, pour finalement passer une super belle soirée en compagnie d'un groupe de Kiwis de Wellington. Nous avons ri (beaucoup), bu (un ti-peu), dansé (même Guillaume!). Il pleuvait et ventait et c'est pourquoi mon kit du jour de l'an était composé de mes espadrilles verts fluo et de mon manteau jaune fluo. Chic fou. Il devait y avoir des feux d'artifices dans la baie, mais avec la température... On n'a juste jamais quitté le plancher de danse. Finalement, on a manqué les feux d'artifices! (Oups, mais pas oups, on s'est fait des amis!)

Ce matin, on se disait combien on était chanceux d'être ici! On a aussi eu un super beau Noël, à Turangi. Il faut vous dire qu'à la veille de Noël, à Turangi, nous étions dans un camping un peu déprimant. (Le charme d'un ancien camp de travailleurs... un peu militaire.) On s'ennuyait, mais on s'ennuyait surtout de la piscine de Rotorua...

Guillaume faisait la crêpe morte sur le lit et je me demandais ce qu'on allait bien pouvoir faire dans un si petit village et dans un camping vide sans piscine alors que tout serait fermé. Noël pas de neige, c'est vraiment bizarre. On ne se sentait pas trop dans l'ambiance... Nous avions quand même acheté un mélange à brownies pour faire festif, en nous disant qu'il y aurait bien quelqu'un pour le partager.
Militaire, tu dis? Les cabines du camping de Turangi

Le soir même, pendant que je préparais le souper, Guillaume est parti en mission chercher des légumes à 10 mètres. Quinze minutes plus tard, je suis encore toute seule à regarder mon steak haché dans le blanc des yeux.
Je me suis dis, ça y est, il a rencontré des Québécois!

Guillaume est revenu tout sourire, suivi de Jonathan et Françoise. Déjà, en se présentant, on a senti que ça cliquait. Ils étaient dans la cabine juste à côté de la nôtre en plus!

Nous avons déjeuné avec eux le lendemain matin. Ils avaient du sirop d'érable (du vrai!) et Françoise nous a cuisiné des pains dorés, pendant que Jonathan sélectionnait la musique de Noël sur son ipad.
Nous avons partagé la cuisine en préparant le souper, nous nous sommes assis tous ensemble, et, le soir de Noël, nous sommes restés longtemps dehors à parler de voyages, de tout ce qui nous émerveille, nous fait rire, nous remue, ici ou chez nous.

Françoise, Jonathan, quand on revient au Québec, on devrait se faire un petit camping un jour!...
Le départ a été un brin émotif. Nous sommes toujours contents de passer à une autre étape, de voir ce qui nous attend devant, mais aussi conscients de la richesse du moment partagé... qui se termine.