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mardi 30 décembre 2014

La planète Rotorua

Le premier soir, c'est encore une fois le "coup de dés" du backpacker qui nous attend. Surprise, et bonne: au Four Canoes, il y a deux piscines, un spa, une super grande cuisine. L'endroit restera d'ailleurs étonnamment vide et tranquille tout le long de notre séjour, malgré le no vacancy affiché sur Internet.

Nous baissons les fenêtres de la voiture en arrivant en ville: odeur de sulfure, oeufs pourris, pour les intimes. Ce n'est pas étouffant, mais c'est présent partout, parfois par vagues. Rotorua est un lieu d'activité thermale et volcanique très important pour les Maoris (et pour les amateurs de bains de bouette qui ont 200$ en trop dans leur porte-feuille), mais définitivement pas le genre de ville où il fait bon se réveiller avec l'estomac à l'envers...

Nous sommes pauvres, alors nous nous contentons de la piscine chauffée de l'auberge jeunesse. Le deuxième soir, nous ne pourrons pas en profiter... on y aurait cuit tellement c'était chaud. Sans blague.

Le long du lac Rotorua, nous marchons jusqu'à nous retrouver dans une zone où le sol étant très mince, nous ne pouvons pas mettre le pied hors du sentier. Nous pouvons sentir la chaleur monter du sol. Des trous dans la croûte de sable bouillonnent, d'eau hyper claire ou de boue grise. Des fumerolles montent de la terre. Nous sommes peut-être tombés sur une autre planète?

Il y a quelque chose de fascinant dans ces vapeurs qui montent de la forêt. L'ambiance de la ville est particulière; nous avons l'impression de croiser autant de Maoris que de Blancs. Spectacle dépaysant, auquel pourtant on commence à s'habituer : imaginez une allée d'épicerie, néons blancs et tablettes de viande rouge, et devant, un Maori immense, bronzé en plus d'être brun, avec des tatouages sur les bras, dans le visage. Ils sont étrangement anachroniques. C'est magnifique.

À Rotorua, nous visitons Whakarewarewa, un village maori. La guide commence la visite en chantant, d'une voix claire, la bienvenue au groupe d'étrangers qui va entrer sur le territoire de sa famille. J'ai des frissons malgré la chaleur intense du soleil de midi.

Les Maoris vivent en harmonie avec la nature, les lacs, rivières et montagnes les entourant sont présentés comme faisant partie de leur famille, de leurs ancêtres, comme il est coutume de le faire pour eux.

Le Marae du village, qui sert de lieu communautaire pour toutes sortes d'occasions
Dans une boutique du village, Guillaume trouve un pendentif de pounamou, le jade de Nouvelle-Zélande. Nous voyons le sculpteur à l'oeuvre, avec un outil fait en pointe de diamant. Il sculpte aussi l'os, et le bois. Les formes sont traditionnelles, et comme pour les tatouages, elles ont chacune leur signification.

Maïs en train de cuire
Partout dans le village, des lacs d'eau claire fument. Il suffit d'y jeter ses légumes et de les repêcher quelques minutes plus tard pour les faire cuire. L'eau contient des sels minéraux qui ajoutent même un peu de goût. Sur le sol, des trappes d'où la vapeur s'échappe servent de fours.


Le village


Le lendemain, nous nous rendons à Wai-O-Tapu, autre lieu d'activité géo-thermale. C'est impossible de vous montrer l'entièreté de ce qui nous a jeté par terre, mais nous avons vraiment eu l'impression de voir des paysages et phénomènes que nous ne verrons jamais plus ailleurs! (Sauf pour le geyser, Lady Knox, qui est un vrai attrape-touriste, mais on vous en parlera une autre fois!)

Voici donc le Wonderland des trucs thermiques.

Un lac jaune!
Un lac vert!

Un Guillaume!

Un lac fluo!

Un lac de bouette!









lundi 29 décembre 2014

Auckland - Matamata - Hobbiton

J'espère que vous êtes prêts pour une série de billets plus tourissss les uns que les autres! Dans les jours qui vont suivre, je vais vous faire rattraper notre "congé" de Noël! Après le Far North, nous voici dans les Waikoto, avec une voiture pour nous balader librement pendant 7 jours.

Il faut d'ailleurs vous dire qu'on est chanceux jusqu'à maintenant sur le prix des voitures de location. Cette fois nous avons une Mazda pour 333$. On a trouvé le deal sur l'application Arrival, et sincèrement on pense que c'est une erreur de la compagnie. Eux aussi pensaient ça à voir leurs expressions quand on a payé! 

Bref, on est contents. La première journée, on a atterri à Hobbiton. Le tour guidé était dynamique, grâce à la guide maori super informée des petites anecdotes et détails des films, mais aussi des livres de J.R.R. Tolkien. Sinon, on a trouvé que c'était un peu trop "guidé" à notre goût - le problème, c'est qu'on fini toujours coincé avec les mêmes tourissss déplaisants qui descendent direct d'un bateau de croisière et qui se demandent bien pourquoi il y a de drôles de portes rondes posées dans la montagne. Dude, t'as payé 90$ pour venir chicaner ton enfant de deux ans qui comprends pas ce qui se passe pendant 2 heures? (On a le droit de chialer - nous on a aussi payé MAIS, en PLUS, on se farcit ton éducation parentale défaillante.) 

Je vous laisse avec les photos de Hobbiton, parce que quand même, aussi bien vous en faire profiter à vous aussi. Et comme ils nous donnaient une bière gratuite, brassée exclusivement pour le site... nous aussi, il fallait en profiter.


Maman, papa, on a acheté une maison.



samedi 20 décembre 2014

Un peu de vitesse

Voici notre exploit de sand surfing.

La montée paraît pas mal moins difficile en accéléré que dans la "vraie vie", laissez-moi vous le dire. (Et pas mal moins impressionnante en terme de hauteur, aussi!) C'est bien parce que j'étais la troisième à devoir y aller que ça a été si facile de me lancer à mon tour... Il fallait juste ne pas trop me laisser de temps pour y penser. 

Il y a une chose à laquelle je pense souvent, à propos des voyages: quand l'occasion passe, il faut la saisir pendant qu'on y est. Un peu de pluie? Une petite montée d'adrénaline? Pourquoi pas!

Je suis revenue à Whangarei avec le dessus des orteils râpées par le sable. Aux dire du chauffeur, quand on laisse un peu de sang dans quelque chose, c'est qu'on s'est investi pour vrai!

(Vous pouvez voir le vidéo sur Youtube ici. On avait mis de la musique et tout mais bon... Youtube ne voulait pas qu'on la laisse. Et comme je me suis battue avec les Zinternettes pendant une heure pour vous le mettre en ligne, le voici quand même!)

Ça me laisse un peu plus près de l'état d'esprit nécessaire à un éventuel saut en bungee, ou en parachute... La Nouvelle-Zélande est le pays par excellence des sports d'adrénaline et des activités extérieures. En plus d'être particulièrement imaginatifs dans le domaine, ils le font dans les règles de l'art: juste assez fou pour que les touristes aient la sensation qu'ils sont carrément tombés sur la tête, mais en nous mettant en confiance niveau sécurité et organisation!

De Auckland, on peut sauter à l'élastique du pont et de la Sky Tower. Vous vous voyez faire ça depuis la tour du CN de Toronto? Depuis le pont Champlain à Montréal? Ici, si c'est possible, ça existe. Il n'y a d'ailleurs pas grand chose d'impossible... 







Espèces rares

9:00 le matin, assis dans l'autobus qui part de Whangarei pour Auckland, Guillaume et moi n'en revenons encore pas. 
Il doit y avoir quelque chose dans le café des chauffeurs de bus. Quelque chose de fort. 
Depuis 20 minutes, micro dans la main droite, la main gauche sur le volant, le chauffeur rattrappe sa carrière d'humoriste. 
C'est le délire. 

C'est peut-être Noël? Il faut dire que l'absence de neige et le fait que nous soyons déjà en vacances ne nous fait pas vraiment réaliser que le long congé approche. 
Tant mieux. Nous n'aurons pas le blues de la maison trop vite. Maintenant un mois que nous sommes ici, et il nous semble qu'il y a encore tellement de choses à voir! Nous ne sommes pas tristes de laisser Whangarei, U. et W.  Ils nous ont d'ailleurs remercié en grand hier en cuisinant un plat que nous devions choisir. Nous avons demandé de manger... Du kune-kune! 

Le cochon était déjà dans le congélateur et W. l'a rôti admirablement en l'accompagnant de chou rouge au vin, de patates pilées et de leur vin maison. Nous avons aussi eu droit à la crème glacée faite avec les framboises que j'ai cueillies. Paradis. 

Je soupçonne que le but principal de W. était de nous faire souffrir un peu quand, ce soir et les jours à venir, nous devrons partager la cuisine et l'odeur de nouilles instantanées des auberges de jeunesse. 
(Bin non, je survis bien aux auberges de jeunesse, vous en faites pas! C'est juste une surprise à chaque fois de voir qui sera le co-chambreur qui ronflera sous mon lit.)

Rétrospective sur le premier endroit de woofing pour nous? Nous avons la tête pleine d'idées et de solutions pour notre éventuel chez-nous. Nous avons eu l'occasion de visiter le Northland en plus de plonger dans le mode de vie de gens différents de nous. Nous sommes très curieux de voir comment ce sera chez Kim et Karen, à Dannevirke, où nous serons dès le 3 janvier, et qui nous ont eux-mêmes trouvés sur le site de woofing. (Notre âge est définitivement un facteur positif. Ici, comparés à la moyenne - touristes allemands de 19 ans - nous sommes "vieux" et donc "responsables".) Kim est ostéopathe et Karen est prof au primaire. Ils ont un petit vignoble et font aussi de l'élevage d'animaux "rares". En quoi ça consiste exactement, ça reste un mystère! Croisent-ils des chèvres, des cochons, des chevaux d'espèces rares ou font-ils la reproduction de tigres blancs? 




mardi 16 décembre 2014

Déni

Paihia

Le quai du ferry, Kohukohu (C'est le nom de la ville, pas un bruit de cochon.)
Vu qu'il pleut à torrents, on fait du déni, et on vous montre d'autres photos où évidemment, il ne pleut pas.
200 mm par mètre carré en une nuit, c'est ce qui est tombé.
Oui oui.
J'en connais qui vont avoir de la bouette dans leurs gum boots...

dimanche 14 décembre 2014

Gauche, gauche, gauche!

Vous voulez entendre parler de température, j’en suis certaine! Ça fait des semaines qu’on travaille sur une ferme au gros soleil, alors vous pensiez qu’on allait être chanceux éternellement, vous aussi, hen?

Nous revenons d’un road trip de quelques jours dans le Far North. Grosse pluie. Sauf la première journée, où on n’avait rien prévu, évidemment. 

Mercredi
On est allé cherché notre voiture de location, une Toyota Itz. Non, on n’a pas ça au Québec! C’est comme une Matrix, mais en plus cheap. Avec le volant à droite, évidemment, mais le tableau de bord au centre. Comme ça, on pouvait être certains de ne pas voir facilement la vitesse pépère à laquelle on roulait. Pas que la conduite à gauche soit particulièrement difficile… en fait, ça c’est super bien passé. C’est plutôt que les routes sont tellement sinueuses qu’on roulait 70 maximum dans les zones 100. Et que je me faisais penser à ma mère pendant mes années de permis temporaire, qui se cramponnait à la poignée de sa porte tout le long de la route. Super super confiante. 

On est donc arrivés à Paihia à l’auberge jeunesse. On a découvert l’ampleur du phénomène « destination favorite des Allemands entre 18-22 ans en Nouvelle-Zélande ». Mais bon, on a quand même trouvé le moyen de rencontrer une Albertaine, qui avait l’air de vouloir entretenir le mythe Anglos vs Frenchies. La plage était plus sympathique qu’elle!..

Jeudi
Notre journée de catamaran de tourissss pour aller voir les dauphins est annulée. Nous sommes tristes, surtout qu’on sait qu’il va pleuvoir à notre retour probablement, et que nous ne pourrons pas aider U. à sortir le voilier de la marina. 
Doublement pas de bateau, donc. 
Nous chignons un peu sur les tourisssss qui sont malades sur des bateaux. Pas nous, non, c’est clair. 
Et nous allons visiter Waitangi, le lieu où a été signé un papier super important pour la Nouvelle-Zélande. Vous irez vous-mêmes Googler ça si ça vous intéresse. Je peux juste vous dire que j’ai eu ma première expérience culturelle maori : danse, chants, gros yeux et grimaces, c’était super impressionnant et beau et touchant! Je n'ai pas de bonnes photos à vous montrer parce que j'étais trop occupée à être là avec mes yeux!


Nous prenons ensuite vers encore plus au Nord via la côte est, Bay of Islands. Nous arrivons à Ahipara juste à temps pour souper, pour nous rendre compte que le Far North, c’est creux en si-vous-plaît et qu’on n’a rien acheté pour déjeuner. 
Mais il y a une superette dans le village. Yé!
Une boite de céréales moyen format + un berlingot de lait = 18$NZ
Merci bonsoir. 

Nous nous consolons sur la 90 Miles Beach (sous la semi-pluie), en espérant un coucher de soleil ou le soleil tout court. Nada, nothing, niet. Mais des maudites belles photos à cause des nuages et de la marée basse par exemple. Et une plage pratiquement à nous seuls... il faut dire qu'à la grosseur de la plage, on n'est pas tellement étonnés. 






Nous rentrons dormir dans la cabine qui sent le garde-robe en pin. Et qui n’est d’ailleurs pas plus grande qu’un garde-robe, avec un lit double. Comme il pleut, c’est quand même l’idéal; pas de tente mouillée à monter et à démonter! (Et pas d'Albertaine qui se promène en gougounes en nous ouvrant les lumières dans la face à 1:00 du matin.)


Vendredi
Il pleut encore beaucoup pour notre activité avec Sand Safaris... 
En gros, l’activité consiste à emprunter la route de la plage (longue, longue plage) dans un autobus, pour aller ensuite surfer sur les dunes de sable, aller au point le plus au Nord de l’île Nord et revenir manger nos céréales à 12$ à Ahipara ensuite. 

Des trois autobus présents dans le parking, nous avons définitivement le plus… usé. C’est le même tissu sur les bancs que dans les autobus de la ville de Montréal, vous voyez le genre? 
Dans notre contrat de voiture de location, on n’était pas assurés pour la conduite sur la plage, alors faire confiance à cet autobus-là, pour aller sur du sable mou, quand il pleut? Mmmm… (J'avais tord en fait: c'est plus facile d'emprunter cette "route" quand il pleut, le sable est plus compact. Mais il ne faut quand même pas oublier de regarder les heures des marées, sans quoi on peut rester pris dans le sable, avec la mer qui monte vers les dunes ou dans les rochers, empêchant de passer. Le truc, il paraît, c'est de ne pas arrêter de rouler plus d'une minute. Définitivement pas l'endroit pour apprendre à conduire manuel!!)

Notre chauffeur arrive. Il est nus pieds. Ce qui est pratique, vu qu’on va sur la plage. Les premiers mots qu’il dit? I hate that freaking bus. I use to drive the other one, that you can see just there, by your ugly window, from your ugly seat!

Fou rire. Il nous donne ensuite des coupons pour une crème glacée gratuite. La journée commence drôlement bien, finalement!

Nous partons pour la plage tant bien que mal. Il conduit bien, c’est l’autobus qui proteste après chaque arrêt. Faites-qu’on-reste-pas-pognés-dans-l’sable-j’ai-d’autres-activités-de-tourissss-demain-si-vous-plait.

Pour faire une histoire courte, tout va mieux quand il pleut. Le sandboarding aussi! Plus vite, beaucoup plus vite!

Guillaume a battu le record de distance du chauffeur, qui a l'air d'en avoir vu d'autres! Je n'ai pas son exploit sur vidéo, mais j'ai un vidéo de la descente que je mettrai ici bientôt (quand j'aurai fini de me battre avec le logiciel GoPro, yé.)
Un squelette de snapper

Nous avons eu une super belle journée, avec ce chauffeur pas comme les autres, qui est vraiment arrêté là où les 30 autres autobus de tourissss n'arrêtaient pas, et qui se dépêchait pour arriver le premier à tous les endroits où tous les autres autobus de tourisssss arrêtent pour qu'on puisse avoir un peu d'illusion d'exclusivité!





Il a juste échoué à un endroit: malgré ses invocations et tous les fous rires possibles, le brouillard ne s'est jamais levé sur Cape Reinga, et nous n'avons donc presque rien vu de la vue depuis le phare sur les eaux tourmentées entre l'océan Pacifique et la mer Abel Tasman. 







Mais la vision brumeuse du chemin qui guide les morts maoris vers l'autre monde était définitivement spéciale. 


Cape Reinga
Samedi
Celui-là, c'est le père de la forêt, le deuxième plus gros

Nous nous réveillons au coeur de la Waipoua Forest, très tôt. C'est que nous devons rendre visite à Tane, le Forest Lord, un arbre Kauri, dont l'âge est estimé à environ 2000 ans. 

Nous avons le souffle coupé, et c'est dommage qu'aucune photo ne puisse rendre justice à l'émotion vécue devant ce géant!

Tane: The Lord of the Forest
Et nous rentrons à Whangarei, où on cueille, comme promis, Fred, un bébé chèvre de cinq jours, que je nourris au biberon le soir!

Prenez soin de vous, on vous souhaite encore bien de la belle neige blanche à pelleter d'ici Noël xxx

mardi 9 décembre 2014

Partie 2 : Whangarei et du wwoofing

Déjà deux semaines que nous faisons du wwoofing dans notre bush à Whangarei avec U. et W.

Après l'effet de nouveauté et les découvertes sans cesse ajoutées, le temps s'est mis à passer un peu plus lentement pour nous sur la ferme. Les tâches sont quand même toujours diversifiées, c'est juste que je nous trouve desfois un peu loin de la civilisation! Je pense que je fatigue de ne pas encore parler avec des Kiwis, de vivre avec des Kiwis. Et puis l'autre jour notre tâche consistait à trouver un foutu canard (une maman canard) sur son nid et pis on l'a pas trouvé et personne a mangé du canard et dans ces temps-là c'est plate.

Guillaume qui me fait mon café, bin en tout cas, une partie
Nous ne descendons pas tous les jours dans le bush; la semaine dernière, nous avons pu aller à la marina avec U. pour tenir les câbles de sécurité pendant que lui grimpait au mât du voilier pour changer l'antenne. S'il réussit à la réparer cette semaine et que le beau temps nous le permet, nous pourrions avoir la chance de l'aider à sailer de la marina de Whangarei à celle de Parua Bay, plus près de leur maison.

On se croise les doigts, mais on verra.

Chaque fois qu'ils vont en ville, ils nous amènent avec eux. Cette semaine nous sommes allés marcher les quelques kilomètres autour des Whangarei Falls; une petite marche de rien du tout, mais qui nous a permis de faire autre chose que de flâner. Les arbres sont tellement gros ici je pense que je n'ai pas fini de m'en étonner. Je comprends mieux maintenant les décors de forêt du Seigneur des anneaux, tellement luxuriants. Vous devriez voir la vitesse à laquelle les aubergines poussent...

Ils nous ont ensuite invités à aller avec eux au Summer Show de Whangarei, qui est un festival avec de la musique western, et une compétition de beauté (?) de veaux et de moutons. Les enfants se voient attribuer sur leur ferme par leur parent un bébé animal, et ils doivent s'en occuper tous les jours. Ensuite, ils amènent l'animal pour le présenter au Summer Show. Je pense qu'ils doivent le tenir en laisse, le faire marcher, ce genre de choses. Les enfants et les animaux avaient des costumes d'équipe, c'était vraiment cute! Moi aussi, je suis certaine que j'aurais été contente de balader un veau en laisse, bon.


Whangarei Falls... On est quand même tourisss un peu.
Nous avions aussi eu la chance d'aller au Farmer's Market avec eu le samedi matin. On est d'accord avec vous que ce ne sont pas des activités à tout casser, spécialement dans une petite ville comme Whangarei, mais nous sommes toujours super contents quand des locaux nous montrent ce que eux font dans leur ville, et comment sont les gens entre eux aussi. Jusqu'à ce qu'on ouvre la bouche (et sans notre gros sac à dos), on arrive assez bien à se faire passer pour pas-des-touristes, ce qui est définitivement un des plaisirs du voyage.

Pour nous récompenser de notre bon travail et nous sortir un peu du bois, nous avons négocié dès notre arrivée une pause pour faire le tour de l'extrême nord du Northland de mercredi à samedi. Nous avons loué une voiture et payé pour quelques activités de tourissssss, alors on devrait vous redonner des nouvelles sous peu.

Ensuite, il nous reste une semaine avec U. et W., et leur bibliothèque garnie de livres étranges et intéressants. 
Et on n'a pas le choix de revenir; U. m'a dit que samedi ils allaient chercher un bébé chèvre vieux de quelques jours et m'a demandé si ça me dérangerait de le tenir sur mes genoux jusqu'à la maison. EEEEK.

(Cette semaine j'ai aussi fait un beau lapsus: au lieu de dire Bottlefeed, j'ai dit Bottlefield. Je trouve encore ça drôle. Quand t'essaies de nourrir un bébé chèvre (un autre) qui veut rien savoir si t'es pas sa mère, c'est effectivement un champ de bataille. Mon chat me manque, mais j'avoue que des petites chèvres, c'est un pas pire substitut!!)

vendredi 5 décembre 2014

Pas pour les végés.

L'heure des repas, c'est l'heure de la fête.
La bouffe est miraculeuse et vient récompenser admirablement l'escalade de crique pour installer de nouveaux tuyaux pour l'eau courante, la pose de barrières pour les vaches, le désherbage du jardin et la cueillette de framboises (2:00 aux deux jours, ça fait combien de litres de framboises, à votre avis??). Même si on n'arrive pas toujours à identifier dès les premières bouchées ce qu'on mange, c'est à se rouler par terre d'un soir à l'autre, alors je ne pose plus de questions et je profite de chaque bouchée. En plus, je n'ai sûrement jamais mangé aussi bio de ma vie alors... aucune raison de me méfier.

C'était écrit en clair sur la page de woofing d'U. et W.: NO BLOODY TV IN THE HOUSE. WE ARE HAVING ENOUGH FUN WITHOUT IT.
Et c'est vrai. Ils ont des tas d'histoires à nous raconter.
Quand U. et W. sont arrivés ici, la maison était en partie construite, mais il y avait surtout des kilomètres de bush à organiser. 

La première année, en débarquant du voilier qui les a amené depuis l'Allemagne, ils ont acheté le terrain (150 acres... c'est tout petit, voyons!), puis ils ont passé le reste du temps à lire sur la permaculture et à réfléchir à la meilleure manière de rentabiliser leur terre. 
W. nous a raconté cette semaine comment, la première année, les bois étaient infestés de... Chèvres.

Les néo-zélandais, dans leur enthousiasme agricole, avaient pour projet de développer l'industrie des produits laitiers avec les chèvres. Le problème, c'est qu'ils ont laissé les mâles et les femelles faire le party tous ensemble pendant des mois (une chèvre sait vraiment faire le party, pour ceux qui ne seraient pas certains du deuxième degré). Pour faire une histoire courte sur les rites amoureux des chèvres, les mâles s'urinent dans la barbiche et les femelles sont en pâmoison pendant des lunes, poussant des soupirs digne des courtisanes. Il paraît qu'on dirait vraiment des voix humaines! Et le lait qu'on tire d'une chèvre avec un tel mode de vie dépravé ne goûte apparemment pas très bon. Alors les néo-zélandais se sont dit "bin coudonc!" et ils ont ouverts grandes les portes des clôtures. Bye les chèvres!

Ensuite, ils se sont dit qu'ils pourraient plutôt importer des espèces au poil angora, et se lancer dans le marché des fibres textile. Avec les moutons, on le fait, pourquoi pas avec les chèvres?
Si vous avez passé comme moi la semaine à flatter des animaux, vous sauriez que le poil d'une chèvre angora n'est pas doux partout (ha!) et que c'est une bien bonne idée, mais qu'il aurait fallu trier les poils avant d'essayer de les vendre aux Chinois. 
Mais bon, les chèvres angoras, elles se sont aussi fait offrir la clé des champs.

Dans le bush, bientôt, encouragées par leur vigueur à fabriquer de la famille, les chèvres se sont mises à être beaucoup. Beaucoup, beaucoup. Il n'y a pas de loups, pas d'ours, pas de panthères, pas de lions, pas de tyrannosaures, dans les bois kiwis. 
Quand nos charmants allemands prenaient leur thé sur leur terrasse en haut de leur montagne avec vue sur le bush et l'océan (grosse vie), les chèvres soupiraient de partout. Et mangeaient la moindre pousse, biologique ou non, vous pouvez l'imaginer. 
Ils avaient mis des clôtures, mais ce n'était jamais assez.
Comme ils ne sont pas végés, et qu'ils n'aiment pas tuer pour laisser pourir, comme malheureusement c'était répandu ici parce qu'il y avait trop de chèvres à éradiquer/enterrer, ils ont occupé leurs soirées à chasser/éviscérer/dépecer les chèvres jusqu'à presque la dernière. 

Je les vois comme dans un safari, épuisés au milieu des quartiers de viande dans la cuisine. Il est minuit, et ils viennent d'enfin abattre le sous-boss chèvre de sur leur terrain. Le bouc est trop gros pour être suspendu au plus gros des arbres à leur portée. Ils se tapent dans la main et rigolent en se taquinant en allemand. 

Tout ça pour dire qu'hier, on a mangé de la chèvre. 

dimanche 30 novembre 2014

Matière à bruits aigus


On est débutants en matière de montage de GoPro (et de manutention de ladite chose, aussi), mais on publie quand même ce truc dédié à Antoine (mon troglodyte-frère préféré).

Non Antoine, 'peux pas t'en exporter un. De toutes façons, tu produis pas assez de restants de légumes pour le nourrir!

vendredi 28 novembre 2014

Si une image vaut mille mots... (partie 1)












(Excusez la super pas-belle posture de fille qui tient pas sa balle (clin d'oeil pour les danseuses qui nous lisent))

À venir: le jardin, la vue sur la mer, le bush et les zautres zanimaux.

mardi 25 novembre 2014

"Google, rechercher : conjugaison du verbe traire"

Hier, j'ai trait une chèvre. Hier, Guillaume a trait une vache, et ça a l'air pas mal plus difficile une vache. Il n'aura pas à le faire encore longtemps, c'est juste que les petits veaux sont malades et qu'il faut bien que quelqu'un soulage un peu la vache. Les chèvres, c'est pour le fromage.

Hier, j'ai vu des perroquets multicolores. Dans la nature, libres comme ça. J'ai demandé un livre sur les oiseaux, pour me rendre compte que les paons qui faisaient la roue sur le bord de l'autoroute vus entre Auckland et Whangarei n'étaient pas des animaux de ferme.

Vous n'aurez pas de photos aujourd'hui. Je suis trop occupée à bêcher un champ de patates. Ou à arracher des centaines de plants de capucines, qui ici sont de la mauvaise herbe, en général. Est-ce qu'on vous avait dit que les oiseaux du paradis poussent dans les plates-bandes comme de simples marguerites?

Nous avons mangé des mandarines et une sorte de citron dont on peut aussi manger la pelure.

Guillaume a sorti un palmier d'un marécage avec un tracteur. J'ai suggéré qu'on coupe les branches parce que c'était vraiment très lourd, et U. m'a corrigée "not branches, leaves". Ah bin, oui, effectivement.

Dans le bush, des arbres qui auraient chez nous 150 ans ont ici 20 ans. Ça vous laisse imaginer combien la forêt est luxuriante et combien il faudra de temps pour désherber complètement le jardin. (En passant, j'imagine que les araignées ont des accents latinos, et je mets mes gants de jardinage, comme ça, je suis quand même un peu fonctionnelle. On m'avait menti quand on m'a dit qu'il n'y avait pas d'araignées ici.)

U. et W. sont un peu à l'image des scientifiques fous-doux qu'on imagine dans les histoires pour enfants. De serre en serre, nous avons découvert une nursery de cactus, une autre serre cachant des dizaines d'aquarium pleins de poissons pour vendre dans les animaleries, au détour d'un passage dans le bush un champ de patates, un peu plus loin un champ de citrouilles, et ainsi de suite.

Et je ne vous ai encore rien dit de la forêt de bambous qu'ils ont plantée ici en arrivant. Bambous qui ont plus de 20 ans, et qui grincent quand le vent se lève un peu.

Je ne saurai pas, pour l'instant, par quelle image commencer. Peut-être cette vue du haut de notre montagne, sur les champs voisins qui déboulent en collines douces, jusqu'à la mer?
Vous en aurez des nouvelles dans quelques jours, la prochaine fois qu'on viendra en ville avec U. et W...



dimanche 23 novembre 2014

Waiheke ou comment se sauver des hordes de touristes en quelques étapes faciles.

On pourrait se le dire d'emblée: Guillaume et moi, ce n'est pas Auckland qu'on préfère. Guillaume a un point de comparaison avec son premier voyage en Nouvelle-Zélande, oui, peut-être... mais c'est surtout qu'on attend avec impatience lundi matin, où on prendra enfin le NakedBus (habillés, c'est l'autobus qui est tout nu de publicité) vers Whangarei, pour rencontrer notre première famille de Woofing. On s'en reparle rendus là; pour l'instant, je peux juste vous confirmer qu'on a vraiment super hâte de se trouver dans le bois creux avec des zoiseaux qui chantent, des fleurs qui éclosent et des cochonnets poilus.

Tout, sauf la grand' ville et les touristes.
Les touristes, on aime pas ça. "Oui mais, nous direz-vous avec sagesse, n'est-vous pas vous-même présentement dans cette position tout à fait passagère vous-mêmes?"
Bin oui. Mais non.
Nous ne prenons pas de selfies de nous avec des perches à selfies.
Nous ne prenons pas de photos de pigeons comme si c'était l'animal du siècle.
Nous prenons le temps de nous arrêter un peu et de regarder la vie autrement qu'à travers le viseur de nos caméras.
Nous ne prenons pas le ferry saouls en criant aigu et en renversant nos verres de champagne à la grandeur.
Nous essayons de regarder du bon côté de la rue avant de traverser (pas facile, la conduite en sens inverse, je vous rappelle! Surtout que pour l'instant je n'ai que ma machine-corps à contrôler.)
Nous ne prenons PAS des autobus pour touristes/tours guidés.

Remarquez, ça va peut-être se produire un jour ou l'autre. Mais pour Waiheke, regardez donc comment nos jambes étaient le fun à utiliser!

Nous avons pris le ferry (avec nos jambes).
Le combo Guillaume + Attitude + Vent

Nous avons marché dans les sentiers cachés comme s'il n'y avait plus personne d'autre que nous au monde (avec nos jambes).

Allez, viens!

Nous avons mangé dans la plus cute des baies (où Guillaume ne m'a PAS demandée en mariage).

Bin coudonc! J'ai l'air joyeux pareil!

J'ai vu mes premiers moutons Néo-Zélandais.
Je vous les pointe; ouvrez vos yeux, pour l'amour!!

Nous avons visité des vignobles et goûté à plusieurs vins. Et vu des paysages à se jeter par terre.


Et sur le chemin du retour, même si on avait les jambes molles, l'autobus climatisé dans lequel on nous aurait parqué ne nous a pas du tout manqué.
La ville non plus, ne nous avait pas manquée.

À demain!


samedi 22 novembre 2014

Auckland

Auckland, c'est une ville entourée par la mer, avec des gratte-ciels qui regardent les voiliers. Notre Airbnb se trouve dans un petit quartier bien douillet de l'autre côté d'Auckland, Milford, pour les curieux. Guillaume a encore prouvé son efficacité géographique, parce que le coin est vraiment parfait: pas en ville même, mais c'est facile et rapide de se rendre où on veut.

À Auckland, la première chose qu'on a apprise, c'est que le soleil est fort en titi. J'ai entendu dire que c'est parce que le trou dans la couche d'ozone se trouve(ait?) au-dessus de nos têtes. En tout cas, on ne se fera pas reprendre deux fois: maintenant on s'enduit de crème solaire dès qu'on a fini de déjeuner.

Après on est libre de faire ce qu'on aime, c'est-à-dire marcher jusqu'à ne plus sentir nos jambes. Dès le premier jour, nous avons exploré le quartier. Chanceux, les Aucklanders, parce qu'ils ont de l'océan et des plages tout le tour de leur ville. Des arbres immeeeeeeenses partout. Et comme ici, c'est le printemps, tout est en fleurs et sent bon. D'un commun accord, nous trouvons qu'Auckland est une belle ville, mais presque trop tranquille. C'est la métropole, mais elle est, curieusement, très silencieuse; même dans le port.

Dans le port d'Auckland. Sur la droite, la Sky Tower.

L'université a un très grand campus, au milieu de la ville. Les étudiants sortaient des résidences avec leurs valises; la session se termine peut-être déjà, ici? Nous avons ensuite regardé des filles nourrir des pigeons dans un des grands parcs près de l'école. Et quand je dis nourrir les pigeons, c'est littéralement: avoir des pigeons sur la tête, les bras, et les caresser comme si c'étaient des perruches. Vous auriez du voir l'air de Guillaume, qui, à Montréal, m'a souvent fait rire avec son expression "rats volants". Je ne pense pas que de nourrir les pigeons à Auckland soit dans ses plans.

Albert Park et ses gros arbres à côté de l'université
Albert Park et la Sky Tower

Finalement, d'Auckland, c'est la plage qu'on préfère.







mercredi 19 novembre 2014

SYD - ACK

Finalement!!
Finalement.

C'est long, l'avion. C'est encore plus long l'aéroport, avec les centaines de boutiques hors taxe pleines de choses brillantes (dans lesquelles je ne mets pas le pied, non non. Regardez-moi bien me reprendre sur le chemin du retour..!), les néons, la bouffe trop chère... Surtout quand on ne sait pas très bien où se rendre pour ramasser notre billet de transfert.

Nous avions à Sydney un peu trop de temps, mais pas assez pour sortir de l'aéroport. On pensait pouvoir en profiter pour recharger nos batteries (dans tous les sens du terme), mais bon: pas de prises de courant nulle part (ni dans l'avion ni dans l'aéroport, nulle part!!), et des sièges avec des accoudoirs d'un bout à l'autre. Pas d'Internette non plus. On a aussi eu le temps de s'analyser l'un l'autre pour se rendre compte que soit la fatigue nous faisait complètement divaguer, soit on souffrait tous les deux du mal de l'air... on a eu droit à pas mal de turbulences, j'ai presque eu peur.

Demandez-nous donc ce qu'on a fait à Sydney? On a cherché notre billet!! Pour finalement le recevoir quinze minutes avant l'embarquement, après avoir couru d'un bout à l'autre en se faisant donner des indications contradictoires par environ 15 employés différents (et être tombés sur plusieurs comptoirs de lignes aériennes sans employés, avec des indications nous disant de nous rendre directement à la gate, où (dois-je le préciser?!), il n'y avait personne non plus).

Déjà, notre patience était un peu à plat (les batteries!), parce que United, on va s'entendre pour dire que ce n'est pas la compagnie aérienne du siècle. Est-ce que j'ai besoin de vous parler du fait que Guillaume ne savait pas distinguer les patates de ses oeufs brouillés dans son plateau repas?
Par chance, le troisième siège de notre rangée était vide, alors nous avons pu nous pencher à tour de rôle pour rattraper quelques heures de sommeil.

Si je me permets de chialer sur United (et d'abuser des parenthèses), c'est pour mieux vous faire l'éloge de Air New Zealand.

Sur le petit vol de trois heures entre Sydney et Auckland, nous avons eu un repas chaud et du vin. J'ai joué au Nintendo. Les sièges étaient plus confortables que dans le 777 que nous avions pris avant. Sans oublier le vidéo de sécurité, une parodie du seigneur des anneaux qui était juste à se rouler par terre. Ça et les uniformes pimpants des hôtesses, c'était le paradis. Lovely, lovely.




LAX - SYD

Venice Beach 
Nous avons trouvé la première carte postale que nous allons envoyer à une personne mystère! Sur le quai de Santa Monica, après avoir vu des gros bras se faire aller à Muscle Beach, les pêcheurs sur le quai avec des clochettes au bout de leurs cannes...

Bon, c'est confus, pardonnez-moi. On a juste bu un ti-peu de bière en attendant l'heure de prendre notre taxi pour l'aéroport de Los Angeles, où mon espagnol n'a qu'une envie : vivre librement sa vie.

Alors, la première carte postale. On s'est dit qu'on allait jouer à un jeu (c'est long, attendre à l'aéroport). On va vous donner des indices. Vous allez trouver la personne. Et si vous trouvez la réponse, vous serez le prochain à recevoir une carte postale!
Premier indice:
Ça se passe en milieu humide. (Haha!)

On va vous donner d'autres indices si vous êtes trop poches. Vous pouvez nous écrire votre réponse dans les commentaires. Ou des insultes ou des mots d'amour aussi, si vous avez envie!

Sinon bin, ce qu'on a fait à Los Angeles? (À part necker sur la plage?)
On est allés au Getty Museum, où on a trouvé notre déco de future maison dans les meubles de Louis XIV.

Getty Museum

On n'a pas vu rien de bien jetset (pas d'étoile et le panneau Hollywood de très, très loin) parce qu'on est bêtes de même. Nous avons préféré flâner autour de Venice Beach, qui nous a fait croire un instant que nous aussi on pouvait être cool comme les skateboarders et les surfers, les cheveux délavés par le soleil, dans notre wet suit, planche sous le bras.

On a juste zieuté. Mais je veux définitivement me payer un trip de surf en Nouvelle-Zélande. Guillaume va filmer, je pense. L'eau dans les oreilles, c'est pas tellement son truc.





Et là, on attend. On attend un vol vers Sydney qui prendra 15 heures de nos réserves de patience et de fatigue, mais il faut ce qu'il faut! On ne va pas au bout du monde sans laisser quelques heures derrière soi...

(EDIT : On a aussi découvert que l'Internet des aéroports n'est pas partout aussi efficace qu'on pourrait le croire... vous avez donc droit à ce billet maintenant que nous sommes bien installés dans notre Airbnb à Auckland. À suivre!)