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lundi 5 janvier 2015

Pas pour les végés, prise 2

Nous attendions le deuxième wwoofing avec hâte. Difficile de dire précisément pourquoi, mais on avait un bon feeling. Dannevirke est pourtant une vraie petite ville perdue dans la campagne de l'île Nord, un peu au milieu de nulle part, vraiment pas touristique. En entrant en ville, j'ai donné un coup de coude à Guillaume: "Check ça, on dirait que les magasins ont des devantures des années '80." Voyage dans le temps, les amis.

Kim nous attendait à l'arrêt d'autobus. Un t-shirt "I am exactly like you, just better looking and smarter." Il a dit que c'était comme ça qu'on l'avait reconnu sans problème. Ha!

La maison de Kim et Karen est un cottage vert et blanc posé au milieu des collines vertes. Des vaches, des poulets, un jardin. Un bébé de deux ans (ils gardent leur petit-fils en ce moment) qui creuse des trous entre les choux. Diggerssss est le mot de la semaine, je vous le dis! Et au lieu de dire "yes", il dit "yap", c'est vraiment mignon.

Bon, trêve de babillage, regardez donc ce que j'ai fait hier, pendant que Guillaume se rendait dans l'eau jusqu'aux genoux: je suis allée pêcher des paruas shells en snorkeling. C'était un de mes objectifs de voyage d'aller faire de la plongée, et je ne savais pas que ce serait aujourd'hui! Et je ne pensais pas que ce serait couteau à la main, non plus! (Que demander de mieux que cette expérience authentique du début à la fin? Non mais...)

Depuis le début du voyage, on voit ces coquillages vides un peu partout: dans les sculptures maoris (ils se servent du côté brillant pour faire des yeux, ou des détails dans les sculptures en os), sur les maisons, dans les jardins...


Grande nouvelle : ce qu'il y a dedans, et qui ressemble à une limace ou un escargot gros comme ma main (surprise!), vit dans l'océan sur les roches et se mange.
Deuxième grande nouvelle de la journée: j'allais pêcher le souper.

J'ai enfilé wet suit, tuba et masque et voilà, prête pour l'aventure, avec Kim et son beau-fils. Ils font de la plongée assez souvent, j'étais efficace comme une grosse bouée à côté d'eux: pas capable de caler dans l'eau, à cause du wet suit, je suis juste bonne à flotter... y'a des problèmes pires que ça dans la vie! Kim m'a attaché sa ceinture de cinquante livres autour de la taille et le fun a commencé.

Plonge, remonte, vide le tuba, plonge, ouvre tes yeux, trouve un parua de la même couleur que la roche, et clip, avec le couteau, un petit levier pour le décoller. Et la chose essaie de prendre ton bras pour une roche. Et le beau-fils brandit un HOMARD à côté de ta tête! (Ils les appellent cray fish, ici! Il était temps qu'on comprenne...)

Quelle aventure! Nous sommes revenus sur la plage avec notre quota de paruas (30 en tout), et le homard. Les bébés avaient du sable jusque dans le nez. Tout le monde était content. Ils ont ouvert des oursins, qu'on a mangé crus, juste comme ça les pieds dans les rock pools. C'est orange fluo et crémeux. C'est définitivement spécial.

À la maison, Guillaume a appris à détacher les paruas des coquillages pendant que je jouais à diggerssss. 

Il fallait encore enlever la partie de la bouche des paruas, plus coriace, et les marteler sur une planche pour les attendrir. Maintenant on peut vivre sur une plage de Nouvelle-Zélande et ne pas mourir de faim.

Demandez-moi si je m'ennuie de l'école?
Ça goûte quoi? Vous mourrez d'envie de le savoir, j'en suis sûre.
Hé bien... Le steak. Sans blague.

Ça faisait changement de notre déjeuner : oeufs, bacon, foies, coeurs et testicules de poulet/dinde.

À vous de deviner où on s'est arrêtés! (Je tiens à préciser qu'avant son voyage en Europe, Guillaume n'aimait pas le poulet...)









2 commentaires:

  1. Wow! Vous êtes vraiment bien tombé!

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    1. ouep! J'suis pas encore convaincue des abats pour déjeuner, mais définitivement, on a du gros fun ici!!

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