Quand Kim fume un cigare devant la cheminée, verre de porto à la main, Karen dit que si la tendance se maintien, la nuit commence en expédition dans le bush.
Je vous ai dit, qu'en voyage, on ne disait pas souvent non?
Quelques minutes plus tard, on se retrouve sur le balcon, en train d'enfiler des couvres-tout, lampe frontale bien accrochée au front pour Guillaume, moi c'est la GoPro que j'ai sur la tête. Les chiens savent ce qui se trame, et nous collent aux talons jusqu'à la lisière du bush.
Étape un: la clôture électrique. Nous suivons Kim qui se couche sur le sol pour passer dessous. Je ne peux pas m'empêcher de rire. P'tit rire nerveux, oui. Guillaume marche en deuxième. Je sais déjà que pour suivre leurs grandes foulées, il me faudra trotter derrière... mais au moins les toiles d'araignées ne viendront pas s'écraser dans ma face!!
Étape deux: la marche sur le bord du ravin sur des herbes humides. Bon, ravin le mot est peut-être fort. Mais quand même; une vache ou un mouton qui tombe à cet endroit trouve sa place dans le congélateur peu de temps après...
Je décide de laisser faire le stress. Porto aidant, sans doute. (Je suis plus agile qu'une vache, merci.)
Arrivés au fond du ravin, Kim nous arrête. Nous avions mis nos lampes frontale pour mieux les fermer. Un bras devant le visage, les pieds dans le ruisseau, nous remontons le courant, les parois se refermant presque au-dessus de nos têtes. Point de rencontre où deux clans Maoris venaient s'affronter, entre la mer et les terres.
Étape trois: fabriquer de la matière à rêves pour longtemps, longtemps.
Quand tu as la lumière fermée, tes yeux sont grands ouverts. Et les petites lumières vertes des glow worms font dans la paroi comme un ciel plein d'étoiles. Et tu penses que c'est devant toi, mais il y en a aussi derrière, et presque au-dessus, et même si tes pieds sont dans l'eau et que des feuilles humides te fouettent le visage, il n'y a nulle part ailleurs où tu voudrais être en ce moment.
Et c'est là où tu es. Tu t'assoies, le dos contre la paroi, et tu laisses ton souffle se perdre en-dehors de ton corps - parce qu'il n'y a rien de mieux à faire.
Fuck off doucet t'es trop littéraire ramène les corniques à Dumais! ;) hehe!
RépondreEffacerChabotttttt t'es pas du monde!!! (Contente de te savoir de l'autre côté de ton écran, yo. :)) Ton comique s'en r'vient bientôt, il travaille sur son "plan d'écriture" ;)
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