Il tombe aujourd’hui la première pluie de l’année. C’est comme si tous les arbres s’étaient soudain mis à respirer. On ne va pas se plaindre non plus, aujourd’hui, d’avoir une journée parfaite pour une sieste d’après-midi, dans une petite ville de Golden Bay, Takaka.
C’est tranquille; tout le monde semble parti pour le festival Luminate, dans la vallée plus haut sur la montagne, un événement très très hippie d’ateliers de croissance personnelle, de cirque et de musique électronique. Guillaume et moi serions allés par curiosité, peut-être, mais nous avons aussi la défaite de ne pas avoir de voiture pour nous y rendre, et maintenant, la pluie.
Après quelques jours dans Abel Tasman, où nous avons fait du kayak sous le soleil, et de la plage à profusion, ne rien faire pendant une journée ne nous fera certainement pas sentir coupables.
C’est le privilège des voyageurs qui ont le temps, qu’on se dit. Rien ne presse, à moins qu’on se l’impose. Et rien ne nous attend à part Nelson demain, où nous retournons pour quelques jours, avant de nous diriger vers les Malbourough (vignobles à perte de vue!), où nous ferons du wwoofing pendant environ une semaine, jusqu’au festival du vin de Blenheim. En attendant, nous allons de backpackers en backpackers, où nous rencontrons ces derniers temps en particulier beaucoup d’autres Canadiens, venus de la Saskatchewan et de l’Alberta, et même, pour la première fois depuis le début du voyage, un Québécois de notre âge. À Marahau, deux gars de Calgary, deux ingénieurs qui faisaient du vélo (plan décidé à la dernière minute, vélos de montagne usagés semi-adaptés, mais c’est ça, l’aventure!!), avec qui j’ai joué une game de cribbage pendant que la nuit tombait sur la baie, après beaucoup d’humour absurde et une discussion osée sur la politique canadienne. La curiosité était trop forte. Rencontrer des Canadiens anglophones est encore comme rencontrer des gens d’un autre pays; et ça n’a rien à voir avec rencontrer des Albertains en Alberta.
| Encore une fois, la vue est vraiment déplaisante!... |
| Adele Island - Abel Tasman |
C’est le privilège des voyageurs qui ont le temps, qu’on se dit. Rien ne presse, à moins qu’on se l’impose. Et rien ne nous attend à part Nelson demain, où nous retournons pour quelques jours, avant de nous diriger vers les Malbourough (vignobles à perte de vue!), où nous ferons du wwoofing pendant environ une semaine, jusqu’au festival du vin de Blenheim. En attendant, nous allons de backpackers en backpackers, où nous rencontrons ces derniers temps en particulier beaucoup d’autres Canadiens, venus de la Saskatchewan et de l’Alberta, et même, pour la première fois depuis le début du voyage, un Québécois de notre âge. À Marahau, deux gars de Calgary, deux ingénieurs qui faisaient du vélo (plan décidé à la dernière minute, vélos de montagne usagés semi-adaptés, mais c’est ça, l’aventure!!), avec qui j’ai joué une game de cribbage pendant que la nuit tombait sur la baie, après beaucoup d’humour absurde et une discussion osée sur la politique canadienne. La curiosité était trop forte. Rencontrer des Canadiens anglophones est encore comme rencontrer des gens d’un autre pays; et ça n’a rien à voir avec rencontrer des Albertains en Alberta.
C’est beau comment, en voyage, les gens (la plupart) sont allumés, intéressants et intéressés. Toutes les discussions sont possibles, il me semble. Et le mélange de générations est aussi vraiment enrichissant: tout le monde ou presque vient d’un pays différent, a un âge différent (deux grands groupes, quand même, dans les backpackers: 18-30 et retraités), voyage pour des raisons différentes, mais il y a comme un point de rencontre de valeurs sociales et écologiques. Je suis contente d’enfin arriver à dépasser les conversations de surface du style « d’où tu viens/où tu vas/combien de temps », qui sont nécessaires, mais qui sont un peu banales.
Je ne sais pas encore où est le lien dans ce que je vais vous raconter ensuite, peut-être celui de l’expérience forte et authentique, de l’échange culturel, cette fois avec la culture maori. Hier, nous avons fait du vélo (j’étais étonnée de voir que je savais encore comment pédaler…) jusqu’à Pupu springs. Les maoris ont des sites sacrés un peu partout en Nouvelle-Zélande, qu’ils appellent des trésors, lieux où on ne peut ni manger ni boire ni toucher l’objet en question, en respect pour la pureté de l’endroit, mais aussi pour les ancêtres décédés qui n’ont plus le corps physique pour le faire. Pupu springs est l’endroit où une source d’eau pure, la plus pure d’Asie et d’Océanie, jailli du sol. Nous nous tenions à l’endroit où une rivière émerge, formant un lac parfaitement translucide. (Encore une fois, les photos n'arrivent pas à la cheville de ce qu'on a vu, malheureusement pour vous...)
Et hop, une autre rareté à rayer de la liste. (Une liste qui s’allonge à mesure qu’on a des surprises de ce genre!)
Des fois, la Nouvelle-Zélande, c’est vraiment dur à battre.
| Pupu Springs |
Et hop, une autre rareté à rayer de la liste. (Une liste qui s’allonge à mesure qu’on a des surprises de ce genre!)
Des fois, la Nouvelle-Zélande, c’est vraiment dur à battre.
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