Vous voulez entendre parler de température, j’en suis certaine! Ça fait des semaines qu’on travaille sur une ferme au gros soleil, alors vous pensiez qu’on allait être chanceux éternellement, vous aussi, hen?
Nous revenons d’un road trip de quelques jours dans le Far North. Grosse pluie. Sauf la première journée, où on n’avait rien prévu, évidemment.
Mercredi
On est allé cherché notre voiture de location, une Toyota Itz. Non, on n’a pas ça au Québec! C’est comme une Matrix, mais en plus cheap. Avec le volant à droite, évidemment, mais le tableau de bord au centre. Comme ça, on pouvait être certains de ne pas voir facilement la vitesse pépère à laquelle on roulait. Pas que la conduite à gauche soit particulièrement difficile… en fait, ça c’est super bien passé. C’est plutôt que les routes sont tellement sinueuses qu’on roulait 70 maximum dans les zones 100. Et que je me faisais penser à ma mère pendant mes années de permis temporaire, qui se cramponnait à la poignée de sa porte tout le long de la route. Super super confiante.
On est donc arrivés à Paihia à l’auberge jeunesse. On a découvert l’ampleur du phénomène « destination favorite des Allemands entre 18-22 ans en Nouvelle-Zélande ». Mais bon, on a quand même trouvé le moyen de rencontrer une Albertaine, qui avait l’air de vouloir entretenir le mythe Anglos vs Frenchies. La plage était plus sympathique qu’elle!..
Jeudi
Notre journée de catamaran de tourissss pour aller voir les dauphins est annulée. Nous sommes tristes, surtout qu’on sait qu’il va pleuvoir à notre retour probablement, et que nous ne pourrons pas aider U. à sortir le voilier de la marina.
Doublement pas de bateau, donc.
Nous chignons un peu sur les tourisssss qui sont malades sur des bateaux. Pas nous, non, c’est clair.
Et nous allons visiter Waitangi, le lieu où a été signé un papier super important pour la Nouvelle-Zélande. Vous irez vous-mêmes Googler ça si ça vous intéresse. Je peux juste vous dire que j’ai eu ma première expérience culturelle maori : danse, chants, gros yeux et grimaces, c’était super impressionnant et beau et touchant! Je n'ai pas de bonnes photos à vous montrer parce que j'étais trop occupée à être là avec mes yeux!
Nous prenons ensuite vers encore plus au Nord via la côte est, Bay of Islands. Nous arrivons à Ahipara juste à temps pour souper, pour nous rendre compte que le Far North, c’est creux en si-vous-plaît et qu’on n’a rien acheté pour déjeuner.
Mais il y a une superette dans le village. Yé!
Une boite de céréales moyen format + un berlingot de lait = 18$NZ
Merci bonsoir.
Nous nous consolons sur la 90 Miles Beach (sous la semi-pluie), en espérant un coucher de soleil ou le soleil tout court. Nada, nothing, niet. Mais des maudites belles photos à cause des nuages et de la marée basse par exemple. Et une plage pratiquement à nous seuls... il faut dire qu'à la grosseur de la plage, on n'est pas tellement étonnés.
Nous rentrons dormir dans la cabine qui sent le garde-robe en pin. Et qui n’est d’ailleurs pas plus grande qu’un garde-robe, avec un lit double. Comme il pleut, c’est quand même l’idéal; pas de tente mouillée à monter et à démonter! (Et pas d'Albertaine qui se promène en gougounes en nous ouvrant les lumières dans la face à 1:00 du matin.)
Vendredi
Il pleut encore beaucoup pour notre activité avec Sand Safaris...
En gros, l’activité consiste à emprunter la route de la plage (longue, longue plage) dans un autobus, pour aller ensuite surfer sur les dunes de sable, aller au point le plus au Nord de l’île Nord et revenir manger nos céréales à 12$ à Ahipara ensuite.
Des trois autobus présents dans le parking, nous avons définitivement le plus… usé. C’est le même tissu sur les bancs que dans les autobus de la ville de Montréal, vous voyez le genre?
Dans notre contrat de voiture de location, on n’était pas assurés pour la conduite sur la plage, alors faire confiance à cet autobus-là, pour aller sur du sable mou, quand il pleut? Mmmm… (J'avais tord en fait: c'est plus facile d'emprunter cette "route" quand il pleut, le sable est plus compact. Mais il ne faut quand même pas oublier de regarder les heures des marées, sans quoi on peut rester pris dans le sable, avec la mer qui monte vers les dunes ou dans les rochers, empêchant de passer. Le truc, il paraît, c'est de ne pas arrêter de rouler plus d'une minute. Définitivement pas l'endroit pour apprendre à conduire manuel!!)
Notre chauffeur arrive. Il est nus pieds. Ce qui est pratique, vu qu’on va sur la plage. Les premiers mots qu’il dit? I hate that freaking bus. I use to drive the other one, that you can see just there, by your ugly window, from your ugly seat!
Fou rire. Il nous donne ensuite des coupons pour une crème glacée gratuite. La journée commence drôlement bien, finalement!
Nous partons pour la plage tant bien que mal. Il conduit bien, c’est l’autobus qui proteste après chaque arrêt. Faites-qu’on-reste-pas-pognés-dans-l’sable-j’ai-d’autres-activités-de-tourissss-demain-si-vous-plait.
Pour faire une histoire courte, tout va mieux quand il pleut. Le sandboarding aussi! Plus vite, beaucoup plus vite!
| Un squelette de snapper |
Nous avons eu une super belle journée, avec ce chauffeur pas comme les autres, qui est vraiment arrêté là où les 30 autres autobus de tourissss n'arrêtaient pas, et qui se dépêchait pour arriver le premier à tous les endroits où tous les autres autobus de tourisssss arrêtent pour qu'on puisse avoir un peu d'illusion d'exclusivité!
Il a juste échoué à un endroit: malgré ses invocations et tous les fous rires possibles, le brouillard ne s'est jamais levé sur Cape Reinga, et nous n'avons donc presque rien vu de la vue depuis le phare sur les eaux tourmentées entre l'océan Pacifique et la mer Abel Tasman.
Mais la vision brumeuse du chemin qui guide les morts maoris vers l'autre monde était définitivement spéciale.
Samedi
| Celui-là, c'est le père de la forêt, le deuxième plus gros |
Nous nous réveillons au coeur de la Waipoua Forest, très tôt. C'est que nous devons rendre visite à Tane, le Forest Lord, un arbre Kauri, dont l'âge est estimé à environ 2000 ans.
Nous avons le souffle coupé, et c'est dommage qu'aucune photo ne puisse rendre justice à l'émotion vécue devant ce géant!
| Tane: The Lord of the Forest |
Et nous rentrons à Whangarei, où on cueille, comme promis, Fred, un bébé chèvre de cinq jours, que je nourris au biberon le soir!
Prenez soin de vous, on vous souhaite encore bien de la belle neige blanche à pelleter d'ici Noël xxx
Malgré la température, c'est tentant...
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