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mardi 30 décembre 2014

La planète Rotorua

Le premier soir, c'est encore une fois le "coup de dés" du backpacker qui nous attend. Surprise, et bonne: au Four Canoes, il y a deux piscines, un spa, une super grande cuisine. L'endroit restera d'ailleurs étonnamment vide et tranquille tout le long de notre séjour, malgré le no vacancy affiché sur Internet.

Nous baissons les fenêtres de la voiture en arrivant en ville: odeur de sulfure, oeufs pourris, pour les intimes. Ce n'est pas étouffant, mais c'est présent partout, parfois par vagues. Rotorua est un lieu d'activité thermale et volcanique très important pour les Maoris (et pour les amateurs de bains de bouette qui ont 200$ en trop dans leur porte-feuille), mais définitivement pas le genre de ville où il fait bon se réveiller avec l'estomac à l'envers...

Nous sommes pauvres, alors nous nous contentons de la piscine chauffée de l'auberge jeunesse. Le deuxième soir, nous ne pourrons pas en profiter... on y aurait cuit tellement c'était chaud. Sans blague.

Le long du lac Rotorua, nous marchons jusqu'à nous retrouver dans une zone où le sol étant très mince, nous ne pouvons pas mettre le pied hors du sentier. Nous pouvons sentir la chaleur monter du sol. Des trous dans la croûte de sable bouillonnent, d'eau hyper claire ou de boue grise. Des fumerolles montent de la terre. Nous sommes peut-être tombés sur une autre planète?

Il y a quelque chose de fascinant dans ces vapeurs qui montent de la forêt. L'ambiance de la ville est particulière; nous avons l'impression de croiser autant de Maoris que de Blancs. Spectacle dépaysant, auquel pourtant on commence à s'habituer : imaginez une allée d'épicerie, néons blancs et tablettes de viande rouge, et devant, un Maori immense, bronzé en plus d'être brun, avec des tatouages sur les bras, dans le visage. Ils sont étrangement anachroniques. C'est magnifique.

À Rotorua, nous visitons Whakarewarewa, un village maori. La guide commence la visite en chantant, d'une voix claire, la bienvenue au groupe d'étrangers qui va entrer sur le territoire de sa famille. J'ai des frissons malgré la chaleur intense du soleil de midi.

Les Maoris vivent en harmonie avec la nature, les lacs, rivières et montagnes les entourant sont présentés comme faisant partie de leur famille, de leurs ancêtres, comme il est coutume de le faire pour eux.

Le Marae du village, qui sert de lieu communautaire pour toutes sortes d'occasions
Dans une boutique du village, Guillaume trouve un pendentif de pounamou, le jade de Nouvelle-Zélande. Nous voyons le sculpteur à l'oeuvre, avec un outil fait en pointe de diamant. Il sculpte aussi l'os, et le bois. Les formes sont traditionnelles, et comme pour les tatouages, elles ont chacune leur signification.

Maïs en train de cuire
Partout dans le village, des lacs d'eau claire fument. Il suffit d'y jeter ses légumes et de les repêcher quelques minutes plus tard pour les faire cuire. L'eau contient des sels minéraux qui ajoutent même un peu de goût. Sur le sol, des trappes d'où la vapeur s'échappe servent de fours.


Le village


Le lendemain, nous nous rendons à Wai-O-Tapu, autre lieu d'activité géo-thermale. C'est impossible de vous montrer l'entièreté de ce qui nous a jeté par terre, mais nous avons vraiment eu l'impression de voir des paysages et phénomènes que nous ne verrons jamais plus ailleurs! (Sauf pour le geyser, Lady Knox, qui est un vrai attrape-touriste, mais on vous en parlera une autre fois!)

Voici donc le Wonderland des trucs thermiques.

Un lac jaune!
Un lac vert!

Un Guillaume!

Un lac fluo!

Un lac de bouette!









lundi 29 décembre 2014

Auckland - Matamata - Hobbiton

J'espère que vous êtes prêts pour une série de billets plus tourissss les uns que les autres! Dans les jours qui vont suivre, je vais vous faire rattraper notre "congé" de Noël! Après le Far North, nous voici dans les Waikoto, avec une voiture pour nous balader librement pendant 7 jours.

Il faut d'ailleurs vous dire qu'on est chanceux jusqu'à maintenant sur le prix des voitures de location. Cette fois nous avons une Mazda pour 333$. On a trouvé le deal sur l'application Arrival, et sincèrement on pense que c'est une erreur de la compagnie. Eux aussi pensaient ça à voir leurs expressions quand on a payé! 

Bref, on est contents. La première journée, on a atterri à Hobbiton. Le tour guidé était dynamique, grâce à la guide maori super informée des petites anecdotes et détails des films, mais aussi des livres de J.R.R. Tolkien. Sinon, on a trouvé que c'était un peu trop "guidé" à notre goût - le problème, c'est qu'on fini toujours coincé avec les mêmes tourissss déplaisants qui descendent direct d'un bateau de croisière et qui se demandent bien pourquoi il y a de drôles de portes rondes posées dans la montagne. Dude, t'as payé 90$ pour venir chicaner ton enfant de deux ans qui comprends pas ce qui se passe pendant 2 heures? (On a le droit de chialer - nous on a aussi payé MAIS, en PLUS, on se farcit ton éducation parentale défaillante.) 

Je vous laisse avec les photos de Hobbiton, parce que quand même, aussi bien vous en faire profiter à vous aussi. Et comme ils nous donnaient une bière gratuite, brassée exclusivement pour le site... nous aussi, il fallait en profiter.


Maman, papa, on a acheté une maison.



samedi 20 décembre 2014

Un peu de vitesse

Voici notre exploit de sand surfing.

La montée paraît pas mal moins difficile en accéléré que dans la "vraie vie", laissez-moi vous le dire. (Et pas mal moins impressionnante en terme de hauteur, aussi!) C'est bien parce que j'étais la troisième à devoir y aller que ça a été si facile de me lancer à mon tour... Il fallait juste ne pas trop me laisser de temps pour y penser. 

Il y a une chose à laquelle je pense souvent, à propos des voyages: quand l'occasion passe, il faut la saisir pendant qu'on y est. Un peu de pluie? Une petite montée d'adrénaline? Pourquoi pas!

Je suis revenue à Whangarei avec le dessus des orteils râpées par le sable. Aux dire du chauffeur, quand on laisse un peu de sang dans quelque chose, c'est qu'on s'est investi pour vrai!

(Vous pouvez voir le vidéo sur Youtube ici. On avait mis de la musique et tout mais bon... Youtube ne voulait pas qu'on la laisse. Et comme je me suis battue avec les Zinternettes pendant une heure pour vous le mettre en ligne, le voici quand même!)

Ça me laisse un peu plus près de l'état d'esprit nécessaire à un éventuel saut en bungee, ou en parachute... La Nouvelle-Zélande est le pays par excellence des sports d'adrénaline et des activités extérieures. En plus d'être particulièrement imaginatifs dans le domaine, ils le font dans les règles de l'art: juste assez fou pour que les touristes aient la sensation qu'ils sont carrément tombés sur la tête, mais en nous mettant en confiance niveau sécurité et organisation!

De Auckland, on peut sauter à l'élastique du pont et de la Sky Tower. Vous vous voyez faire ça depuis la tour du CN de Toronto? Depuis le pont Champlain à Montréal? Ici, si c'est possible, ça existe. Il n'y a d'ailleurs pas grand chose d'impossible... 







Espèces rares

9:00 le matin, assis dans l'autobus qui part de Whangarei pour Auckland, Guillaume et moi n'en revenons encore pas. 
Il doit y avoir quelque chose dans le café des chauffeurs de bus. Quelque chose de fort. 
Depuis 20 minutes, micro dans la main droite, la main gauche sur le volant, le chauffeur rattrappe sa carrière d'humoriste. 
C'est le délire. 

C'est peut-être Noël? Il faut dire que l'absence de neige et le fait que nous soyons déjà en vacances ne nous fait pas vraiment réaliser que le long congé approche. 
Tant mieux. Nous n'aurons pas le blues de la maison trop vite. Maintenant un mois que nous sommes ici, et il nous semble qu'il y a encore tellement de choses à voir! Nous ne sommes pas tristes de laisser Whangarei, U. et W.  Ils nous ont d'ailleurs remercié en grand hier en cuisinant un plat que nous devions choisir. Nous avons demandé de manger... Du kune-kune! 

Le cochon était déjà dans le congélateur et W. l'a rôti admirablement en l'accompagnant de chou rouge au vin, de patates pilées et de leur vin maison. Nous avons aussi eu droit à la crème glacée faite avec les framboises que j'ai cueillies. Paradis. 

Je soupçonne que le but principal de W. était de nous faire souffrir un peu quand, ce soir et les jours à venir, nous devrons partager la cuisine et l'odeur de nouilles instantanées des auberges de jeunesse. 
(Bin non, je survis bien aux auberges de jeunesse, vous en faites pas! C'est juste une surprise à chaque fois de voir qui sera le co-chambreur qui ronflera sous mon lit.)

Rétrospective sur le premier endroit de woofing pour nous? Nous avons la tête pleine d'idées et de solutions pour notre éventuel chez-nous. Nous avons eu l'occasion de visiter le Northland en plus de plonger dans le mode de vie de gens différents de nous. Nous sommes très curieux de voir comment ce sera chez Kim et Karen, à Dannevirke, où nous serons dès le 3 janvier, et qui nous ont eux-mêmes trouvés sur le site de woofing. (Notre âge est définitivement un facteur positif. Ici, comparés à la moyenne - touristes allemands de 19 ans - nous sommes "vieux" et donc "responsables".) Kim est ostéopathe et Karen est prof au primaire. Ils ont un petit vignoble et font aussi de l'élevage d'animaux "rares". En quoi ça consiste exactement, ça reste un mystère! Croisent-ils des chèvres, des cochons, des chevaux d'espèces rares ou font-ils la reproduction de tigres blancs? 




mardi 16 décembre 2014

Déni

Paihia

Le quai du ferry, Kohukohu (C'est le nom de la ville, pas un bruit de cochon.)
Vu qu'il pleut à torrents, on fait du déni, et on vous montre d'autres photos où évidemment, il ne pleut pas.
200 mm par mètre carré en une nuit, c'est ce qui est tombé.
Oui oui.
J'en connais qui vont avoir de la bouette dans leurs gum boots...

dimanche 14 décembre 2014

Gauche, gauche, gauche!

Vous voulez entendre parler de température, j’en suis certaine! Ça fait des semaines qu’on travaille sur une ferme au gros soleil, alors vous pensiez qu’on allait être chanceux éternellement, vous aussi, hen?

Nous revenons d’un road trip de quelques jours dans le Far North. Grosse pluie. Sauf la première journée, où on n’avait rien prévu, évidemment. 

Mercredi
On est allé cherché notre voiture de location, une Toyota Itz. Non, on n’a pas ça au Québec! C’est comme une Matrix, mais en plus cheap. Avec le volant à droite, évidemment, mais le tableau de bord au centre. Comme ça, on pouvait être certains de ne pas voir facilement la vitesse pépère à laquelle on roulait. Pas que la conduite à gauche soit particulièrement difficile… en fait, ça c’est super bien passé. C’est plutôt que les routes sont tellement sinueuses qu’on roulait 70 maximum dans les zones 100. Et que je me faisais penser à ma mère pendant mes années de permis temporaire, qui se cramponnait à la poignée de sa porte tout le long de la route. Super super confiante. 

On est donc arrivés à Paihia à l’auberge jeunesse. On a découvert l’ampleur du phénomène « destination favorite des Allemands entre 18-22 ans en Nouvelle-Zélande ». Mais bon, on a quand même trouvé le moyen de rencontrer une Albertaine, qui avait l’air de vouloir entretenir le mythe Anglos vs Frenchies. La plage était plus sympathique qu’elle!..

Jeudi
Notre journée de catamaran de tourissss pour aller voir les dauphins est annulée. Nous sommes tristes, surtout qu’on sait qu’il va pleuvoir à notre retour probablement, et que nous ne pourrons pas aider U. à sortir le voilier de la marina. 
Doublement pas de bateau, donc. 
Nous chignons un peu sur les tourisssss qui sont malades sur des bateaux. Pas nous, non, c’est clair. 
Et nous allons visiter Waitangi, le lieu où a été signé un papier super important pour la Nouvelle-Zélande. Vous irez vous-mêmes Googler ça si ça vous intéresse. Je peux juste vous dire que j’ai eu ma première expérience culturelle maori : danse, chants, gros yeux et grimaces, c’était super impressionnant et beau et touchant! Je n'ai pas de bonnes photos à vous montrer parce que j'étais trop occupée à être là avec mes yeux!


Nous prenons ensuite vers encore plus au Nord via la côte est, Bay of Islands. Nous arrivons à Ahipara juste à temps pour souper, pour nous rendre compte que le Far North, c’est creux en si-vous-plaît et qu’on n’a rien acheté pour déjeuner. 
Mais il y a une superette dans le village. Yé!
Une boite de céréales moyen format + un berlingot de lait = 18$NZ
Merci bonsoir. 

Nous nous consolons sur la 90 Miles Beach (sous la semi-pluie), en espérant un coucher de soleil ou le soleil tout court. Nada, nothing, niet. Mais des maudites belles photos à cause des nuages et de la marée basse par exemple. Et une plage pratiquement à nous seuls... il faut dire qu'à la grosseur de la plage, on n'est pas tellement étonnés. 






Nous rentrons dormir dans la cabine qui sent le garde-robe en pin. Et qui n’est d’ailleurs pas plus grande qu’un garde-robe, avec un lit double. Comme il pleut, c’est quand même l’idéal; pas de tente mouillée à monter et à démonter! (Et pas d'Albertaine qui se promène en gougounes en nous ouvrant les lumières dans la face à 1:00 du matin.)


Vendredi
Il pleut encore beaucoup pour notre activité avec Sand Safaris... 
En gros, l’activité consiste à emprunter la route de la plage (longue, longue plage) dans un autobus, pour aller ensuite surfer sur les dunes de sable, aller au point le plus au Nord de l’île Nord et revenir manger nos céréales à 12$ à Ahipara ensuite. 

Des trois autobus présents dans le parking, nous avons définitivement le plus… usé. C’est le même tissu sur les bancs que dans les autobus de la ville de Montréal, vous voyez le genre? 
Dans notre contrat de voiture de location, on n’était pas assurés pour la conduite sur la plage, alors faire confiance à cet autobus-là, pour aller sur du sable mou, quand il pleut? Mmmm… (J'avais tord en fait: c'est plus facile d'emprunter cette "route" quand il pleut, le sable est plus compact. Mais il ne faut quand même pas oublier de regarder les heures des marées, sans quoi on peut rester pris dans le sable, avec la mer qui monte vers les dunes ou dans les rochers, empêchant de passer. Le truc, il paraît, c'est de ne pas arrêter de rouler plus d'une minute. Définitivement pas l'endroit pour apprendre à conduire manuel!!)

Notre chauffeur arrive. Il est nus pieds. Ce qui est pratique, vu qu’on va sur la plage. Les premiers mots qu’il dit? I hate that freaking bus. I use to drive the other one, that you can see just there, by your ugly window, from your ugly seat!

Fou rire. Il nous donne ensuite des coupons pour une crème glacée gratuite. La journée commence drôlement bien, finalement!

Nous partons pour la plage tant bien que mal. Il conduit bien, c’est l’autobus qui proteste après chaque arrêt. Faites-qu’on-reste-pas-pognés-dans-l’sable-j’ai-d’autres-activités-de-tourissss-demain-si-vous-plait.

Pour faire une histoire courte, tout va mieux quand il pleut. Le sandboarding aussi! Plus vite, beaucoup plus vite!

Guillaume a battu le record de distance du chauffeur, qui a l'air d'en avoir vu d'autres! Je n'ai pas son exploit sur vidéo, mais j'ai un vidéo de la descente que je mettrai ici bientôt (quand j'aurai fini de me battre avec le logiciel GoPro, yé.)
Un squelette de snapper

Nous avons eu une super belle journée, avec ce chauffeur pas comme les autres, qui est vraiment arrêté là où les 30 autres autobus de tourissss n'arrêtaient pas, et qui se dépêchait pour arriver le premier à tous les endroits où tous les autres autobus de tourisssss arrêtent pour qu'on puisse avoir un peu d'illusion d'exclusivité!





Il a juste échoué à un endroit: malgré ses invocations et tous les fous rires possibles, le brouillard ne s'est jamais levé sur Cape Reinga, et nous n'avons donc presque rien vu de la vue depuis le phare sur les eaux tourmentées entre l'océan Pacifique et la mer Abel Tasman. 







Mais la vision brumeuse du chemin qui guide les morts maoris vers l'autre monde était définitivement spéciale. 


Cape Reinga
Samedi
Celui-là, c'est le père de la forêt, le deuxième plus gros

Nous nous réveillons au coeur de la Waipoua Forest, très tôt. C'est que nous devons rendre visite à Tane, le Forest Lord, un arbre Kauri, dont l'âge est estimé à environ 2000 ans. 

Nous avons le souffle coupé, et c'est dommage qu'aucune photo ne puisse rendre justice à l'émotion vécue devant ce géant!

Tane: The Lord of the Forest
Et nous rentrons à Whangarei, où on cueille, comme promis, Fred, un bébé chèvre de cinq jours, que je nourris au biberon le soir!

Prenez soin de vous, on vous souhaite encore bien de la belle neige blanche à pelleter d'ici Noël xxx

mardi 9 décembre 2014

Partie 2 : Whangarei et du wwoofing

Déjà deux semaines que nous faisons du wwoofing dans notre bush à Whangarei avec U. et W.

Après l'effet de nouveauté et les découvertes sans cesse ajoutées, le temps s'est mis à passer un peu plus lentement pour nous sur la ferme. Les tâches sont quand même toujours diversifiées, c'est juste que je nous trouve desfois un peu loin de la civilisation! Je pense que je fatigue de ne pas encore parler avec des Kiwis, de vivre avec des Kiwis. Et puis l'autre jour notre tâche consistait à trouver un foutu canard (une maman canard) sur son nid et pis on l'a pas trouvé et personne a mangé du canard et dans ces temps-là c'est plate.

Guillaume qui me fait mon café, bin en tout cas, une partie
Nous ne descendons pas tous les jours dans le bush; la semaine dernière, nous avons pu aller à la marina avec U. pour tenir les câbles de sécurité pendant que lui grimpait au mât du voilier pour changer l'antenne. S'il réussit à la réparer cette semaine et que le beau temps nous le permet, nous pourrions avoir la chance de l'aider à sailer de la marina de Whangarei à celle de Parua Bay, plus près de leur maison.

On se croise les doigts, mais on verra.

Chaque fois qu'ils vont en ville, ils nous amènent avec eux. Cette semaine nous sommes allés marcher les quelques kilomètres autour des Whangarei Falls; une petite marche de rien du tout, mais qui nous a permis de faire autre chose que de flâner. Les arbres sont tellement gros ici je pense que je n'ai pas fini de m'en étonner. Je comprends mieux maintenant les décors de forêt du Seigneur des anneaux, tellement luxuriants. Vous devriez voir la vitesse à laquelle les aubergines poussent...

Ils nous ont ensuite invités à aller avec eux au Summer Show de Whangarei, qui est un festival avec de la musique western, et une compétition de beauté (?) de veaux et de moutons. Les enfants se voient attribuer sur leur ferme par leur parent un bébé animal, et ils doivent s'en occuper tous les jours. Ensuite, ils amènent l'animal pour le présenter au Summer Show. Je pense qu'ils doivent le tenir en laisse, le faire marcher, ce genre de choses. Les enfants et les animaux avaient des costumes d'équipe, c'était vraiment cute! Moi aussi, je suis certaine que j'aurais été contente de balader un veau en laisse, bon.


Whangarei Falls... On est quand même tourisss un peu.
Nous avions aussi eu la chance d'aller au Farmer's Market avec eu le samedi matin. On est d'accord avec vous que ce ne sont pas des activités à tout casser, spécialement dans une petite ville comme Whangarei, mais nous sommes toujours super contents quand des locaux nous montrent ce que eux font dans leur ville, et comment sont les gens entre eux aussi. Jusqu'à ce qu'on ouvre la bouche (et sans notre gros sac à dos), on arrive assez bien à se faire passer pour pas-des-touristes, ce qui est définitivement un des plaisirs du voyage.

Pour nous récompenser de notre bon travail et nous sortir un peu du bois, nous avons négocié dès notre arrivée une pause pour faire le tour de l'extrême nord du Northland de mercredi à samedi. Nous avons loué une voiture et payé pour quelques activités de tourissssss, alors on devrait vous redonner des nouvelles sous peu.

Ensuite, il nous reste une semaine avec U. et W., et leur bibliothèque garnie de livres étranges et intéressants. 
Et on n'a pas le choix de revenir; U. m'a dit que samedi ils allaient chercher un bébé chèvre vieux de quelques jours et m'a demandé si ça me dérangerait de le tenir sur mes genoux jusqu'à la maison. EEEEK.

(Cette semaine j'ai aussi fait un beau lapsus: au lieu de dire Bottlefeed, j'ai dit Bottlefield. Je trouve encore ça drôle. Quand t'essaies de nourrir un bébé chèvre (un autre) qui veut rien savoir si t'es pas sa mère, c'est effectivement un champ de bataille. Mon chat me manque, mais j'avoue que des petites chèvres, c'est un pas pire substitut!!)